Wall Street et Toronto clôturent en baisse

Jeudi les investisseurs semblaient reprendre leur souffle. «Clairement... (Photo Lucas Jackson, Reuters)

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Jeudi les investisseurs semblaient reprendre leur souffle. «Clairement c'est avant tout de la prise de bénéfices plus que quoi que ce soit d'autre», a estimé Patrick O'Hare, chez Briefing, relativisant la déception provoquée par le chiffre de la croissance.

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La Presse Canadienne
Toronto

La Bourse de Toronto a terminé la séance de jeudi en baisse, alors que le prix de l'or a reculé à un creux de trois semaines en raison des attentes croissantes des analystes vis-à-vis d'une éventuelle hausse des taux d'intérêt de la Réserve fédérale des États-Unis, plus tard cette année.

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Les marchés à la clôture :

TSX 13 791,88 / -71,28 (-0,51%)

TSX Crois. 539,71 / -6,44 (-1,18%)

Dow Jones 17 755,80 / -23,72 (-0,13%)

S&P 500 2 089,41 / -0,94 (-0,04%)

NASDAQ 5 074,27 / -21,42 (-0,42%)

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L'indice composé S&P/TSX a perdu 71,28 points pour clôturer à 13 791,88 points, tandis que le dollar canadien s'est apprécié de 0,15 cent US à 75,95 cents US.

Le prix de l'or a perdu plusieurs plumes au lendemain de la plus récente déclaration de la banque centrale américaine au sujet de ses taux d'intérêt. La Fed évoquait notamment la possibilité que ceux-ci soient haussés en décembre pour la première fois en sept ans, ce qui a semblé déstabiliser un certain nombre d'opérateurs.

« Je crois que les gens, pour la plupart, avaient abandonné l'idée d'une hausse pour 2015 », a estimé Luciano Orengo, directeur et gestionnaire de portefeuille chez Gestion d'actifs Manuvie.

« Lorsqu'on regarde le choix de mots de la Fed dans le communiqué d'hier, cela augmente la possibilité d'une hausse. »

Le prix du lingot a plongé jeudi de 28,80 $ US à 1147,30 $ US l'once à la Bourse des matières premières de New York, tandis que celui du cuivre a perdu 4 cents US à 2,32 $ US la livre.

Le secteur des métaux et minerais diversifiés de la Bourse de Toronto a plongé jeudi de 7,51 pour cent - le pire recul de la séance de jeudi pour le parquet. Le secteur aurifère a pour sa part reculé de 3,36 pour cent.

À New York (Agence France-Presse)

La Bourse de New York a fini en légère baisse jeudi, abandonnant un peu des gains de la veille sous le poids de mauvais résultats et d'indicateurs médiocres : le Dow Jones a cédé 0,13 % et le Nasdaq 0,42 %.

Selon des résultats définitifs, l'indice vedette Dow Jones Industrial Average a reculé de 23,72 points à 17 755,80 points, et le Nasdaq, à dominante technologique, de 21,42 points à 5074,27 points.

L'indice élargi S&P 500, particulièrement surveillé par les investisseurs, a cédé juste 0,04 %, soit 0,94 point, à 2089,41 points.

« Pour l'instant, tout ce qui est négatif est rapidement ignoré », a commenté Michael James, chez Wedbush securities, estimant que vu le niveau relativement élevé des valorisations actuellement, et « comme on voit à quel point on avait monté (mercredi), et les résultats décevants touchant certains titres et certains secteurs, le marché finit assez bien ».

Wall Street avait fortement monté mercredi en fin de séance, après la réunion de la Banque centrale américaine, qui a laissé ses taux inchangés, mais en précisant qu'elle envisagerait d'agir à sa prochaine réunion de décembre.

« Le marché a assez bien réussi à évacuer toute négativité liée à une potentielle hausse des taux par la Fed », a estimé M. James, notant que « les gens sont plus confortables avec l'idée que, à un certain moment, en décembre ou début 2016, la Fed va remonter les taux, et qu'elle ne le fera que si les données du reste du monde et les données américaines sont suffisamment bonnes pour le supporter ».

Pour autant, « nous sommes vulnérables », a souligné M. James, se demandant combien de temps les investisseurs pourraient continuer à ignorer les signaux négatifs.

Jeudi, par exemple, ils ont découvert que le produit intérieur brut (PIB) américain avait crû de 1,5 % en rythme annualisé durant la période juillet-septembre, marquant le pas par rapport au bond de 3,9 % enregistré au 2e trimestre.

La plupart des économistes ont toutefois estimé qu'il s'agissait d'un chiffre en trompe-l'oeil, tiré à la baisse par un phénomène de déstockage des entreprises alors que par ailleurs les dépense des consommateurs, pilier de l'économie, sont restées solides.

Le nouveau recul surprise des promesses de vente en septembre n'a pas non plus semblé beaucoup émouvoir les investisseurs : « on pense que l'immobilier va bien se porter car quoi que fasse la Fed en décembre, cela sera accompagné d'un discours très accommodant », a expliqué Alan Skrainka, chez Cornerstone Wealth Management.

Le marché obligataire a nettement baissé. Le rendement des bons du Trésor à dix ans s'élevait à 2,175 %, contre 2,094 % mercredi soir, et celui des bons à 30 ans à 2,962 % contre 2,874 % auparavant.




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