Wall Street poursuit son repli

«On n'a presque fait que monter en février,... (Photo Richard Drew, AP)

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«On n'a presque fait que monter en février, on vient d'atteindre de nouveaux records», a relativisé Art Hogan, de Wunderlich Securities. «À court terme, on a besoin de bonnes surprises, absentes pour le moment, pour continuer sur cette voie.»

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Agence France-Presse
New York

Wall Street a baissé mercredi, continuant à se replier après les seuils historiques atteints deux séances plus tôt et avant une fin de semaine chargée sur le plan économique: le Dow Jones a perdu 0,58% et le Nasdaq 0,26%.

La Bourse de Toronto a clôturé en territoire négatif mercredi au cours d'une journée marquée par la plus récente décision de la Banque du Canada quant à son taux cible du financement à un jour ainsi que par des données positives en provenance des États-Unis.

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Les marchés à la fermeture

  • TSX 15 082,84 / -51,01 (-0,34%)
  • Dow Jones 18 096,90 / -106,47 (-0,58%)
  • S&P 500 2 098,53 / -9,25 (-0,44%)
  • NASDAQ 4 967,14 / -12,76 (-0,26%)
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«Le marché témoigne peut-être d'un peu de prudence à la veille des déclarations de la BCE, mais il n'y aura sûrement rien de révolutionnaire», a relativisé Bill Lynch. «Elle va se contenter d'évoquer son programme imminent d'assouplissement monétaire, peut-être en donnant quelques détails en plus».

La banque centrale va commencer ce mois-ci à racheter plus de 1000 milliards d'euros d'actifs afin de soutenir l'économie et relancer l'inflation, à raison de 60 milliards par mois.

En ce qui concerne l'emploi américain, l'autre dominante de la fin de semaine, la société ADP a pour le moment fait état, dans ses propres chiffres sur le secteur privé américain, d'un ralentissement des embauches en février.

Ces chiffres «n'étaient peut-être pas extraordinaires, mais comme le mois précédent a été révisé en hausse, ils ne sont pas si mauvais», a nuancé Bill Lynch.

Les investisseurs ont également assimilé avec placidité un rapport de la Réserve fédérale (Fed), dit le Livre beige, qui a rapporté que l'économie des États-Unis avait poursuivi son rythme d'expansion «modéré» en début d'année malgré les mauvaises conditions hivernales.

Baisses dans l'énergie

Dans les valeurs, le conglomérat General Electric (GE) a perdu 0,77% à 25,66 dollars sur fond de rumeurs sur un départ éventuel du directeur général, Jeffrey Immelt, dont les paris dans l'énergie interrogent sur fond de chute des prix du pétrole.

Également dans le secteur de l'énergie, la major pétrolière ExxonMobil, qui va réduire de 4,5 milliards de dollars ses investissements pour 2015, a cédé 0,50% à 87,18 dollars.

La chaîne de restaurants Bob Evans Farms, qui gère l'ensemble de sa chaîne alimentaire, a chuté de 22,27% à 46,36 dollars, après avoir nettement abaissé ses prévisions pour 2015, se disant affectée par «une hausse des coûts du travail et de l'alimentation».

À l'inverse, le géant chinois du commerce en ligne Alibaba, qui a ouvertement défié son concurrent américain Amazon (-0,49% à 382,72 dollars) en ouvrant un nouveau centre de données en Californie, a bondi de 4,79% à 85,49 dollars sur sa cotation new-yorkaise. La veille, il avait baissé à son plus bas niveau depuis son premier jour en Bourse, à 81,58 dollars.

Le marché obligataire se redressait très légèrement. Vers 21H30 GMT, le rendement des bons du Trésor à 10 ans baissait à 2,117%, contre 2,124% mardi soir, et celui à 30 ans à 2,713%, contre 2,717% précédemment.

La Bourse de Toronto termine la journée en territoire négatif

Le dollar canadien s'est apprécié de 0,48 cents US pour terminer à 80,54 cents US alors que la banque centrale a maintenu son taux directeur à 0,75 pour cent, ce qui n'a pas surpris les analystes.

Certains analystes ont suggéré que les investisseurs se sont délestés de titres puisqu'une performance du marché de l'emploi qui surpasse les attentes pourrait inciter la Fed à hausser les taux d'intérêt plus rapidement que prévu.

Les marchés s'attendent à ce que la Réserve fédérale hausse les taux d'ici la fin de l'année.

Les investisseurs devraient maintenant s'affairer à observer les tendances puisque la saison des résultats trimestriels est pratiquement terminée.

«C'est un marché qui absorbe encore les nouvelles et qui se dit »nous avons eu une belle reprise aux États-Unis et au Canada en février, qu'est-ce qui nous attend?«», a expliqué Sid Mokhtari, de CIBC Marchés des capitaux.

Le prix du baril de pétrole s'est par ailleurs apprécié après la décision de l'Arabie saoudite d'augmenter le prix du baril d'Arabe léger pour livraison en avril aux États-Unis, en Europe ainsi qu'en Asie.

Dans un discours prononcé mercredi à Berlin, en Allemagne, le ministre saoudien du Pétrole Ali al-Naimi, a affirmé avoir constaté un raffermissement de la demande mondiale ainsi que des prix plus stables.

Le prix du baril pour livraison en avril a grimpé de 1,01 $ US à New York pour terminer la séance à 51,53 $ US. Le lingot d'or pour livraison en avril a quant à lui clôturé à 1200,9 $ US l'once, en recul de 3,50 $ US.

- avec Malcolm Morrison, La Presse canadienne




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