Le S&P 500 bat son record à Wall Street

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Les indices «sont prêts à accroître leurs gains avec des investisseurs se concentrant sur une série de données», dont les chiffres meilleurs que prévu sur le marché de l'emploi, ont souligné les analystes de Wells Fargo.

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Agence France-Presse
New York

Wall Street a terminé en hausse jeudi et fait grimper le S&P 500 à un nouveau record, encouragée par des indicateurs américains de bonne tenue à la veille d'un discours très attendu de la présidente de la Réserve fédérale, Janet Yellen.

La Bourse de Toronto accusait une légère perte à la clôture de son côté, alors que les investisseurs ont tenu compte de données reflétant une amélioration du climat pour les entreprises américaines mais une détérioration des conditions en Chine et dans la zone euro. Le dollar canadien a gagné 0,22 cent US, à 91,37 cents US.

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Les marchés à la clôture :

  • TSX 15 555,26 / -6,69 (-0,04%)
  • Dow Jones 17 039,49 / 60,36 (0,36%)
  • S&P 500 1 992,37 / 5,86 (0,29%)
  • NASDAQ 4 532,10 / 5,62 (0,12%)
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«Le marché semble s'être donné comme mission de faire passer le S&P 500 au-dessus de la barre symbolique des 2000 points», a remarqué Sam Stovall de S&P Capital IQ.

Il a été aidé en cela jeudi par des statistiques encourageantes sur l'économie américaine.

Sur le front de l'emploi, les nouvelles inscriptions hebdomadaires au chômage ont reculé davantage que prévu la semaine dernière.

L'indice composite des indicateurs économiques américains a lui progressé plus qu'escompté par les analystes en juillet, selon le Conference Board.

Du côté de l'immobilier, les ventes de logements anciens ont augmenté davantage qu'attendu sur la même période, selon l'Association nationale des agents immobiliers américains (NAR).

Surtout, le marché bruissait jeudi de spéculations sur la politique monétaire américaine.

Janet Yellen s'exprimera vendredi à Jackson Hole, à 10 h, lors d'un symposium organisé chaque année dans le Wyoming où se presse le gotha des banquiers centraux, et de nombreux investisseurs seront alors suspendus à ses paroles.

L'une des principales interrogations du marché est en effet en ce moment de savoir quand l'institution va commencer à relever ses taux d'intérêt, actuellement à des niveaux très bas pour stimuler le crédit.

Or, le compte-rendu de la dernière réunion du Comité de politique monétaire de la Fed (FOMC), diffusé mercredi, a montré que les responsables de l'institution sont divisés sur les progrès de l'économie américaine. Certains estiment que le marché de l'emploi s'est suffisamment amélioré pour envisager un retour plus tôt que prévu à une politique moins accommodante.

Dans l'ensemble, «l'idée prévaut que la reprise économique reste encore un peu fragile et qu'il faudra encore plusieurs signes positifs avant un relèvement des taux», a estimé Sam Stovall.

«La Fed craint de diminuer son aide à l'économie à un moment où la reprise reste fragile» et Janet Yellen «va probablement rester prudente en se laissant une marge de manoeuvre suffisante pour prolonger les mesures de soutien au-delà de ce qu'anticipe le marché actuellement», a renchéri Dan Veru, responsable des investissements à Palisade Capital Management.

Point de lueur pour HP 

Côté valeurs, Bank of America (+4,12% à 16,16 dollars) a profité de la finalisation d'un accord mettant fin à des poursuites liées aux «subprime», les crédits immobiliers à risque à l'origine de la crise financière, pour un montant record de 16,65 milliards de dollars.

Ce genre d'annonce est généralement bien accueillie par les investisseurs qui y voient le règlement définitif d'un problème planant sur les résultats de l'entreprise depuis longtemps.

Le groupe informatique Hewlett Packard (+5,35% à 37,00 dollars) a de son côté bénéficié de résultats meilleurs que prévu: une embellie de ses ventes de PC lui a permis d'annoncer la première croissance de son chiffre d'affaires en trois ans.

Dans la distribution, le groupe Sears Holding, maison mère des supermarchés Sears et Kmart, a à l'inverse pâti de résultats trimestriels jugés «inacceptables» par son propre PDG et a chuté de 7,15% à 33,38 dollars.

Le marché obligataire a terminé en hausse. Signe d'une demande accrue, le rendement des bons du Trésor à 10 ans a reculé à 2,407% contre 2,426% mercredi soir, et celui des bons à 30 ans à 3,192% contre 3,220% la veille.




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