Goldman Sachs recommande de vendre le titre de Bombardier

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Goldman Sachs soutient que le titre de Bombardier a le potentiel pour perdre près de 25% de sa valeur d'ici 12 mois.

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Richard Dufour

Goldman Sachs a changé, hier, sa recommandation concernant Bombardier et propose dorénavant à ses clients de «vendre» leurs actions de l'entreprise montréalaise.

Ils sont maintenant trois analystes, sur la vingtaine qui suit les activités de Bombardier, à suggérer la vente du titre. Le reste est partagé 50-50 entre des propositions d'acheter et de conserver.

Goldman Sachs soutient que le titre de Bombardier a le potentiel pour perdre près de 25% de sa valeur d'ici 12 mois. La cible de l'analyste Noah Poponak est fixée à 3,20$. C'est la cible la plus pessimiste sur Wall Street et Bay Street après celle de Peter Arment, de la firme Sterne Agee, qui est à 3,10$.

Le titre de Bombardier a clôturé à 4,17$ hier à la Bourse de Toronto, en hausse de 2 cents.

Noah Poponak pense que le consensus en vigueur ne tient pas suffisamment compte de toute la pression que la CSeries met sur l'entreprise.

«Les défis liés au développement de l'appareil et les pertes qui seront générées initialement par la production vont se faire sentir dans les prochaines années.»

L'analyste s'attend déjà à ce que le processus de certification de la CSeries nécessite six mois supplémentaires et que le CS 100 n'entrera en service que durant la première moitié de 2016.

«C'est avec les logiciels de l'appareil que les ennuis sont le plus susceptibles de se faire sentir, en particulier avec les commandes de vol électriques [fly-by-wire system].»

L'analyste se pose plusieurs questions au sujet de la stratégie de Bombardier. «L'idée derrière la CSeries est venue du fait qu'il n'y avait pas d'appareil adapté spécifiquement pour un marché de 125 à 145 passagers qui, en plus, allait offrir des économies de carburant. Cette stratégie a plusieurs failles», dit-il.

«Bombardier a de très forts concurrents [Embraer, Boeing et Airbus] qui offrent tous des alternatives. Et même si ces alternatives ne ciblent pas spécifiquement le marché de 135 sièges, la longue liste de coûts associés au changement d'une flotte d'un fabricant vers la CSeries pourrait annuler l'impact des gains que promet la CSeries. Et c'est d'autant plus vrai maintenant que les trois concurrents vont offrir une technologie similaire à celle de la CSeries au niveau du moteur.»

Aux yeux de Noah Poponak, la taille et la qualité du carnet de commandes de la CSeries montre jusqu'ici que la demande pourrait en fin de compte ne pas être particulièrement forte.




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