Wall Street rattrapée par les craintes sur la crise ukrainienne

Wall Street a terminé dans le rouge vendredi, les craintes sur la crise... (PHOTO STAN HONDA, AFP)

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Agence France-Presse
NEW YORK

Wall Street a terminé dans le rouge vendredi, les craintes sur la crise ukrainienne occultant en partie un rapport sur l'emploi américain montrant une chute spectaculaire du taux de chômage.

L'annonce de transactions, la publication de résultats trimestriels et le dévoilement des plus récentes données sur le marché américain de l'emploi ont permis à la Bourse de Toronto de terminer la séance en hausse.

Le dollar canadien s'est pour sa part déprécié de 0,16 cent US à 91,07 cents US.

Le marché torontois a par ailleurs été le théâtre de l'annonce d'une importante transaction de la part de l'éditeur Torstar (T.TS.B), propriétaire du Toronto Star et d'autres journaux, qui a annoncé la vente de ses romans Harlequin à News Corp. pour 455 millions de dollars en espèces. La division de Torstar, connue pour ses romans à l'eau de rose, sera exploitée en tant que division de la filiale HarperCollins Publishers de News Corp. Le titre de Torstar a bondi vendredi de 1,47 $, soit 22%, pour clôturer à 8,15 $. 

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  • TSX 14 765,15 / 101,08 (0,69%)
  • Dow Jones 16 512,89 / -45,98 (-0,28%)
  • S&P 500 1 881,14 / -2,54 (-0,13%)
  • NASDAQ 4 123,90 / -3,55 (-0,09%
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«La géopolitique joue un grand rôle dans ce qui s'est passé sur les marchés» vendredi, a remarqué Brent Schutte de BMO.

«La crise ukrainienne persiste et aucune issue ne semble se dessiner (...) Les investisseurs craignent que cela ne prenne de l'ampleur», a-t-il expliqué.

L'Ukraine, en proie depuis des semaines à une insurrection armée pro-russe qui s'étend dans l'est du pays, a lancé vendredi une opération militaire dans les villes de Slaviansk et Kramatorsk. A Odessa, dans le sud du pays, 31 personnes ont péri dans l'incendie d'un immeuble à la suite d'affrontements.

Le président américain, Barack Obama, et la chancelière allemande, Angela Merkel, ont menacé vendredi la Russie, accusée d'aviver les tensions, de sanctions «sévères» en cas d'escalade.

Cette situation très instable rend les acteurs du marché fébriles, les incitant avant le week-end à retirer leur argent de la table, malgré un rapport sur l'emploi plutôt positif.

Ce document, très attendu, a montré que le taux de chômage aux États-Unis était tombé en avril à 6,3%, son niveau le plus faible depuis septembre 2008, et que l'économie avait créé 288 000 emplois, une progression d'une ampleur beaucoup plus importante que prévu (210 000).

Mais «quand on creuse un peu, le rapport est en fait déconcertant», a noté Mace Blicksilver de Marblehead Asset Management, en mettant en avant le recul du taux d'activité, à 62,8%.

La nette baisse du taux de chômage pourrait aussi faire réfléchir la banque centrale américaine (Fed).

L'institution avait en effet indiqué dans un premier temps que quand le taux de chômage descendrait à 6,5%, les taux d'intérêt, proches de zéro depuis fin 2008, pourraient commencer à remonter. Elle a certes abandonné en mars cette idée «mais ça reste à l'esprit de tout le monde», a rappelé Mace Blicksilver.

Sur le front des valeurs, le géant de la pharmacie Merck qui, selon des informations de presse, discute de la cession de sa division de santé grand public pour 14 milliards de dollars à son homologue allemand Bayer, a perdu 2,35% à 58,22 dollars.

Dans le même secteur Pfizer, qui a relevé vendredi son offre de rachat sur AstraZeneca à 106 milliards de dollars mais continue de se heurter au refus catégorique du groupe britannique, a reculé de 1,28% à 30,75 dollars.

Le deuxième groupe pétrolier américain Chevron a cédé 0,18% à 124,72 dollars après avoir fait état de résultats inférieurs aux attentes, imputés à la baisse de la production et des prix du brut sur le marché international.

Le site de réseau professionnel LinkedIn a chuté de 8,37% à 147,73 dollars, victime notamment de la révision à la baisse de ses prévisions de chiffre d'affaires.

Les chiffres du groupe de cosmétiques Estée Lauder étaient plus encourageants: la société a relevé sa prévision de bénéfice annuel après des performances trimestrielles meilleures que prévu et l'action est montée de 4,75% à 75,62 dollars.

Le groupe de médias News Corp. du milliardaire Rupert Murdoch a grignoté 0,06% à 17,31 dollars. Il a acheté pour 455 millions de dollars canadiens le roi des romans à l'eau de rose Harlequin Enterprises.

Le marché obligataire a terminé en hausse. Le rendement des bons du Trésor à 10 ans a reculé à 2,591% contre 2,606% jeudi soir et celui à 30 ans à 3,367% contre 3,405% à la précédente clôture.




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