Marceau indiffère la Bourse

Le ministre des Finances, Nicolas Marceau... (Photo Ivanoh Demers, archives La Presse)

Agrandir

Le ministre des Finances, Nicolas Marceau

Photo Ivanoh Demers, archives La Presse

Paul Durivage
La Presse

Les cours des titres québécois n'ont guère bronché à la Bourse au lendemain de la présentation du budget du ministre des Finances du Québec, Nicolas Marceau, concluant une semaine qui n'a rien d'austère.

En général, les titres québécois ont reculé légèrement avec l'ensemble canadien, hier, après une longue séquence quasi en ligne droite. L'indice IQ-30, qui regroupe les 30 plus grosses capitalisations du Québec, a abandonné 0,2% de sa valeur, mais cumule un gain de 0,9% sur la semaine. En comparaison, l'indice IO-40, avec ses 40 titres-vedettes de l'Ontario, est pratiquement inchangé pour la journée et en avance de 1,1% pour la semaine.

Si les titres canadiens ont augmenté pendant 12 des 13 dernières séances à la faveur de la remontée des prix pour les ressources naturelles, le Centre d'analyse et de suivi de l'Indice Québec compte 10 séances haussières sur 13 pour son principal indicateur de tendance, Rona ayant notamment gâché la fête mardi dernier.

Les titres le plus à risque hier étaient ceux des compagnies québécoises que le gouvernement du Parti québécois souhaite protéger contre les tentatives hostiles de mainmise. Deux seulement paraissent avoir été ébranlés.

Les Quincailleries Richelieu ont chuté de 2%, dès l'ouverture, après 3 séances de hausse tout aussi marquée, sans qu'il y ait eu de développements corporatifs significatifs ces derniers jours. La compagnie se dit cependant peu concernée par les mesures envisagées de protection des entreprises québécoises.

La minière Osisko, qui se défend âprement contre l'embrassade de la multinationale canadienne Goldcorp, accusait également un recul de 2%, à contre-courant du secteur aurifère, jusqu'à l'annonce de la découverte d'un gîte d'or disséminé à fort tonnage et potentiellement de grande envergure sur son projet Kirkland Lake. L'analyste Michael Parkin, de Valeurs mobilières Desjardins, prévoyait que ce dernier développement aurait une incidence positive sur le cours du titre, par ailleurs très volatil.

Des gagnants

Les sociétés d'exploration minière québécoises ont généralement eu la vie belle, hier, vraisemblablement à la faveur des mesures gouvernementales d'aide à l'industrie. Virginia, la plus importante du groupe, s'est redressée de 2%, après quatre séances de baisse. Le gouvernement québécois s'est notamment engagé à augmenter sa participation financière dans les sociétés minières exploitant les ressources du Québec, par des prises de participation négociées projet par projet ou par un système d'options de prise de participation.

Les entreprises énergétiques québécoises ont aussi marqué des points. Québec a réservé 10 millions pour le développement de l'énergie à partir de la biomasse forestière résiduelle. Mais ce n'est peut-être pas suffisant pour expliquer l'excitation des investisseurs.

Boralex, qui est sur une lancée depuis l'introduction du premier dividende de son histoire, a gagné encore 0,7%, hier, pour conclure la semaine avec une avance remarquable de près de 7%. Noverco, la société mère de Gaz Métro, qui songe à ajouter des applications solaires et de la biomasse à ses activités, n'a gagné que 0,3%.

Du côté des grands maîtres d'oeuvre, la firme WSP Global (anciennement Genivar) a progressé de 1,0%, tandis que le Groupe SNC-Lavalin reculait de 0,3% au lendemain du dépôt des nouveaux crédits pour des investissements structurels. L'analyste Maxim Sytchev, de Dundee Capital, estime que les investisseurs ne devraient pas trop miser sur ce qui lui paraît un rattrapage après deux années de ralentissement des affaires pour ces entreprises au Québec.

LA RECOMMANDATION

Le FNB Morningstar Québec Banque Nationale (QXM) est le premier fonds négocié en Bourse qui reflète la performance des titres québécois. Il a été créé pour permettre aux gens d'investir dans leur propre jardin suivant une vieille règle en placement consistant à investir dans des sociétés que l'on connaît bien et que l'on apprécie. Ce FNB, qui regroupe 54 entreprises dont le véritable siège social est au Québec, a généré un rendement total de près de 40% depuis sa création, il y a un peu plus de 2 ans. Inscrite à la Bourse de Toronto le 7 février 2012 au prix de 9,96$, l'action a touché un sommet de 13,99$ jeudi avant de se replier légèrement à 13,92$, hier. S'ajoute un rendement annuel en dividendes de 1,5% pour cette période.




Les plus populaires : Affaires

Tous les plus populaires de la section Affaires
sur Lapresse.ca
»

Autres contenus populaires

la boite:219:box
image title
Fermer