Wall Street démarre 2014 en clôturant dans le rouge

La Bourse de New York a terminé jeudi la première séance de 2014 dans le rouge,... (Photo Richard Drew, AP)

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Agence France-Presse
NEW YORK et TORONTO

La Bourse de New York a terminé jeudi la première séance de 2014 dans le rouge, les investisseurs choisissant d'engranger quelques profits après avoir terminé l'année précédente sur de nouveaux records.

La Bourse de Toronto a amorcé 2014 avec un léger recul elle aussi, après la publication de données montrant que le secteur manufacturier continue de croître, mais à un rythme plus lent. Le dollar canadien a glissé de 0,33 cent, à 93,69 cents US.

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Les marchés à la clôture:

  • TSX 13 594,19 / -27,36 (-0,20%)
  • Dow Jones 16 441,35 / -135,31 (-0,82%)
  • S&P 500 1 831,98 / -16,38 (-0,89%)
  • NASDAQ 4 143,07 / -33,52 (-0,80%)
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Après avoir achevé 2013, une année particulièrement fructueuse au cours de laquelle le Dow Jones a grimpé de plus de 26%, en battant de nouveaux records, Wall Street a fait comme une pause jeudi.

«Éviter de payer des impôts»

Pour Sam Stovall de S&P Capital IQ, il s'agit surtout de quelques «ajustements de portefeuilles». «L'idée est sans doute de prendre une partie de ces gains pour les redéployer dans des secteurs qui n'ont pas eu les mêmes performances l'an dernier», expliquait-il.

«Il est probable que certains investisseurs attendaient simplement le début de la nouvelle année pour engranger des profits et éviter ainsi de payer des impôts sur ces gains», avançait pour sa part Jack Ablin, responsable des investissements à BMO Private Bank.

Une salve d'indicateurs mitigés a aussi incité les acteurs du marché à rester sur la réserve.

En Chine, la Banque HSBC a confirmé que la croissance de la production manufacturière avait décéléré en décembre, à son plus faible niveau en trois mois.

Dans la zone euro, l'indice d'activité manufacturière a enregistré en décembre sa plus forte croissance en plus de deux ans et demi mais a aussi mis en valeur le contraste entre l'Allemagne, où la production manufacturière a fortement progressé, et la France, où elle est tombée à son plus bas depuis sept mois.

Aux États-Unis les inscriptions hebdomadaires ont reculé un peu moins que prévu pour la semaine close le 28 décembre mais reflètent toujours une amélioration du marché de l'emploi.

Sur le front de l'immobilier, les dépenses de construction aux États-Unis ont atteint leur plus haut niveau en quatre ans.

Et même si c'est à un rythme moins prononcé qu'en novembre, l'activité des industries manufacturières aux États-Unis a continué à progresser en décembre.

Apple pèse sur le Nasdaq

De façon générale, les échanges sont restés limités en ce lendemain de jour férié. «L'activité ne devrait vraiment reprendre qu'à partir de la semaine prochaine, quand on aura les chiffres mensuels du chômage et que la saison des résultats débutera», soulignait Jack Ablin.

Le fait qu'Apple, le composant le plus important du Nasdaq, ait reculé de 1,41% à 553,13 dollars après l'abaissement de recommandation d'un analyste de Wells Fargo, n'a pas encouragé le marché.

Bank of America a en revanche profité du relèvement de la recommandation des analystes de Citi, qui estiment notamment que la banque est désormais moins affectée par toutes les poursuites liées à la crise des actifs immobiliers, et a gagné 3,40% à 16,10 dollars.

Le géant de l'internet Google, qui a annoncé qu'il allait fermer les applications Bump et Flock pour se focaliser sur d'autres projets en développement, a reculé de 0,68% à 1113,12 dollars.

Twitter, qui s'était effondré de plus de 17% entre jeudi et lundi soir, a poursuivi sa reprise et s'est apprécié jeudi de 6,05% à 67,50 dollars.

Le groupe spécialisé dans l'extraction d'or Newmont Mining, dont l'action a accusé en 2013 la plus forte baisse du S&P 500, a entamé l'année sur une note plus positive en s'adjugeant 4,04% à 23,96 dollars.

Le marché obligataire a progressé. Le rendement des bons du Trésor à 10 ans a reculé à 2,985% contre 3,026% mardi soir et celui à 30 ans à 3,919% contre 3,964% à la précédente clôture.

L'indice PMI de la Banque Royale des directeurs d'achats de l'industrie manufacturière canadienne a aussi montré un ralentissement de la croissance du secteur. L'indice a été de 53,5 en décembre, par rapport à 55,3 le mois précédent.

Des données sur la Chine ont brossé un portrait similaire.

- Avec PC




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