Autochtones: Cloutier s'engage à mettre en oeuvre la Déclaration de l'ONU

Alexandre Cloutier, candidat dans la course à la... (PHOTO MARCO CAMPANOZZI, LA PRESSE)

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Alexandre Cloutier, candidat dans la course à la direction du Parti québécois, s'est engagé à faire adopter la fameuse Déclaration des Nations unies sur les droits des peuples autochtones et à assurer sa pleine mise en oeuvre s'il est choisi comme chef du PQ et prend ultimement le pouvoir.

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Lia Lévesque
La Presse Canadienne
Montréal

Comme premier engagement dans sa course à la direction du Parti québécois, le député Alexandre Cloutier a choisi de s'engager envers les nations autochtones.

Au cours d'une rencontre avec la presse, vendredi à Montréal, il s'est engagé à faire adopter la fameuse Déclaration des Nations unies sur les droits des peuples autochtones et à assurer sa pleine mise en oeuvre s'il est choisi comme chef du PQ et prend ultimement le pouvoir.

Cette déclaration adoptée par l'ONU en 2007, qui n'est pas contraignante au plan juridique, énonce différents droits des nations autochtones dans le monde, en matière de culture, de langue, de santé, d'éducation, d'identité et de traditions.

De plus, le député de Lac-Saint-Jean s'est engagé à déposer une motion pour que l'Assemblée nationale reconnaisse « dans les plus brefs délais » cette déclaration dès qu'il sera élu chef du Parti québécois - si tel est le cas.

« Les principes de la Déclaration (des Nations unies) guident l'action gouvernementale pour s'assurer qu'il y ait davantage d'équité et de justice et qu'ils aient tous les leviers nécessaires pour qu'ils puissent s'épanouir », a conclu le député péquiste de Lac-Saint-Jean.

Selon lui, ce sera l'occasion de permettre au Québec de redéfinir ses relations avec les Premières nations et les Inuits.

« C'est évident qu'à partir de maintenant, on doit entamer nos relations avec les Premières nations et la nation inuite à partir d'une nouvelle ère. C'est évident que la Loi sur les Indiens est une loi complètement dépassée et archaïque et, sous aucune forme, l'Assemblée nationale ne peut rester les bras croisés devant ce document important, alors que le Québec a une responsabilité fondamentale », a-t-il lancé.

Interrogé à savoir s'il s'engageait à donner aux Premières nations des redevances sur les ressources naturelles exploitées sur leur territoire ou une autre forme de participation au développement économique sur leur territoire, M. Cloutier a laissé entendre que la Déclaration des Nations-Unies constituerait un guide à cet effet.

« Ce que j'ai voulu faire aujourd'hui, c'est énoncer les grands principes qui doivent guider la nation québécoise avec l'ensemble des nations et, à partir de ce guide, qui doit être un engagement ferme de la part du gouvernement, ensuite s'entameront toutes les négociations », a-t-il répondu.

Mardi dernier, une étude du Centre canadien de politiques alternatives rappelait l'étendue de la pauvreté des enfants autochtones au pays. Le Centre soulignait toutefois que le Québec fait meilleure figure en la matière, au pays, essentiellement grâce aux Inuits et aux Cris. Ces deux peuples ont signé des ententes grâce auxquelles ils touchent des revenus provenant des ressources exploitées sur leur territoire.

Le Canada avait été l'un des quatre pays, en 2007, qui avaient voté contre l'adoption de cette déclaration par les Nations unies.

Le 10 mai dernier, la ministre fédérale responsable du dossier, Carolyn Bennett, s'est montrée rassurante quant à l'adhésion entière de son gouvernement à la Déclaration des Nations unies sur les droits des peuples autochtones.

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