Débat des candidats conservateurs: la défaite électorale disséquée

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Les candidats se sont disputés sur les frais d'adhésion au parti, sur la nécessité de transmettre un message plus positif aux Canadiens tout en se lamentant sur l'échec du parti pour maîtriser les médias sociaux.

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La Presse Canadienne

Le débat opposant neuf candidats à la direction du Parti conservateur du Canada s'est souvent métamorphosé en examen rétrospectif des élections qui ont coûté le pouvoir à la formation en 2015, dimanche.

Ils se sont disputés sur les frais d'adhésion au parti, sur la nécessité de transmettre un message plus positif aux Canadiens tout en se lamentant sur l'échec du parti pour maîtriser les médias sociaux.

Selon le député de Wellington-Halton Hills, en Ontario, Michael Chong, instaurer la gratuité d'adhésion permettrait au parti d'attirer les jeunes, les nouveaux Canadiens et les citadins.

Le député de la circonscription de Calgary-Est, Deepak Obhrai, a dit partager cette opinion.

Depuis la cinglante défaite du PCC en 2015, plusieurs militants se sont plaints de l'incapacité du parti à générer une forme d'enthousiasme pour son programme politique.

Les conservateurs doivent devenir plus qu'un simple parti d'opposition, estime l'ancien député Andrew Saxton.

«On doit être un parti qui propose des choses. On doit offrir un contraste pertinent à Justin Trudeau», a-t-il dit.

L'ancien président de la Chambre des communes et député de Regina-Qu'Appelle, Andrew Scheer, a prévenu les militants contre la tentation de devenir des «cryptolibéraux».

«(Notre défaite) n'est pas attribuable à notre programme, ce fut à cause de la façon avec laquelle nous l'avons présenté, a-t-il déclaré. Nous avons mené une campagne très négative.»

M. Chong s'est attiré des huées lorsqu'il a appuyé l'idée d'imposer une taxe sur le carbone afin de donner une certaine crédibilité au pays sur la question des changements climatiques et d'attirer de nouveaux électeurs.

Ses adversaires s'y sont vertement opposés.

«Je ne pense pas que les changements climatiques représentent un véritable danger», a osé avancer le député de Saskatoon-University, Brad Trost.

Jusqu'à présent, la course à la direction du parti oppose 12 candidats. Le prochain chef sera choisi en mai.

Le débat a attiré plus de spectateurs que prévu. Les candidats ont évité de lancer des attaques personnelles ou de mentionner le futur président américain Donald Trump.

La seule absente de marque était la députée de Simcoe-Grey, en Ontario, Kellie Leitch. Au cours d'une entrevue diffusée dimanche, elle a déclaré que son enthousiasme envers M. Trump ne faisait pas d'elle une raciste.

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