Le prédateur Robert Laramée harcelait son agente de libération

« Complètement obnubilé » par son agente de libération conditionnelle... (PHOTO MARTIN CHAMBERLAND, LA PRESSE)

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« Complètement obnubilé » par son agente de libération conditionnelle dès l'automne 2016, Robert Laramée pouvait surveiller ses faits et gestes pendant toute la journée et l'appeler de cinq à huit fois par jour.

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Depuis sa sortie de prison, le délinquant à contrôler et prédateur sexuel Robert Laramée ne cesse de harceler son agente de libération conditionnelle. En conséquence, la Commission des libérations conditionnelles du Canada (CLCC) vient de prolonger l'assignation à résidence de ce prédateur sexuel, longtemps soupçonné d'avoir tué la petite Jolène Riendeau.

« Complètement obnubilé » par son agente de libération conditionnelle dès l'automne 2016, Robert Laramée pouvait surveiller ses faits et gestes pendant toute la journée et l'appeler de cinq à huit fois par jour. « Vous avez aussi été observé à attendre son arrivée, le matin, à l'appeler sans cesse, à lui poser des questions tous les midis et à la regarder partir », indique le commissaire dans sa décision du 28 août.

L'homme de 54 ans a recréé la même « dynamique criminelle, empreinte de contrôle et de harcèlement » de ses anciens crimes auprès de son agente de libération conditionnelle, note la CLCC. En 2013, Robert Laramée avait été condamné à plus de trois ans de pénitencier pour avoir violemment battu et séquestré deux femmes vulnérables. En raison de la gravité de ses crimes et de ses multiples antécédents criminels de nature sexuelle, il avait été désigné délinquant à contrôler pour une période de 10 ans.

En juillet dernier, il s'était retrouvé en centre de détention lorsqu'un « mandat de suspension » avait été exécuté contre lui pour « limiter l'augmentation du risque ». Il venait d'aborder avec insistance son agente malgré les mises en garde. « Selon vos intervenants, ce pattern de harcèlement téléphonique, lequel fait partie de votre cycle criminel, démontre qu'au moment de la suspension, votre risque de violence était trop élevé pour être acceptable en communauté », peut-on lire dans la décision.

Conditions multiples

Même s'il a purgé l'entièreté de sa peine, Robert Laramée est soumis à de nombreuses conditions, puisqu'il est sous le coup d'une ordonnance de surveillance de longue durée. Ainsi, le mois dernier, la Commission a prolongé de 180 jours à compter de décembre l'assignation à résidence d'un an qui lui a été imposée en janvier 2017. Il devra rester dans un centre correctionnel communautaire ou un centre résidentiel communautaire et subir une évaluation psychiatrique.

« La Commission prend en compte que votre criminalité est extrêmement préoccupante et que vous avez causé des dommages graves à plusieurs victimes. [...] Le risque de récidive dans des délits de nature violente est évalué à élevé et votre attitude de contrôle et de harcèlement qui y contribue est toujours d'actualité », indique le commissaire.

Robert Laramée est un suspect de longue date du meurtre de la petite Jolène Riendeau, disparue en 1999 et dont les restes avaient été retrouvés en 2011 à Montréal. Robert Laramée était voisin de la famille Riendeau au moment de la disparition de l'enfant. Il a toujours nié avoir tué Jolène Riendeau et n'a jamais été accusé dans cette affaire.




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