Libération d'un criminel endurci, complice d'un tueur à gages

Gérard Hubert était derrière les barreaux depuis 2009,...

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Gérard Hubert était derrière les barreaux depuis 2009, après avoir été arrêté en même temps que onze autres individus dans le cadre de l'opération Baladeur.

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Gérard Hubert, un autre complice du tueur à gages Gérald Gallant, vient de sortir du pénitencier il y a deux semaines, à 78 ans, après avoir purgé les deux tiers de sa peine. Étant donné sa longue carrière criminelle, il doit respecter de sévères conditions.

Le malfaiteur était derrière les barreaux depuis 2009, après avoir été arrêté en même temps que onze autres individus dans le cadre de l'opération Baladeur, menée par la Sûreté du Québec, visant à solutionner plusieurs meurtres de personnes reliées aux Hells Angels commis par le tueur Gérald Gallant pendant la guerre des motards. Gallant a avoué 27 meurtres et dénoncé ses complices et commanditaires, ce qui a mené à de nombreuses arrestations.

Un autre criminel arrêté lors de cette opération, Raymond Bouchard, a aussi obtenu sa libération d'office il y a deux semaines.

Gérard Hubert, Raymond Bouchard et deux autres accusés ont plaidé coupable en 2014 à des accusations réduites de complot pour des meurtres commis entre 1970 et 2003, de connivence avec Gallant. Les criminels avaient même ciblé l'ex-chef des Hells du Québec, Maurice «Mom» Boucher, au tournant de l'an 2000.

Hubert a écopé d'une peine de 15 ans de pénitencier en mars 2014, mais en soustrayant les années de détention préventive, il lui restait alors cinq ans à purger.

«L'heure de la retraite a sonné pour vous», avait lancé le juge Richard Grenier aux quatre hommes alors âgés de 63 à 74 ans, selon un reportage publié à l'époque dans Le Soleil. «J'espère qu'on ne vous reverra jamais devant les tribunaux.»

Il s'agissait du troisième séjour du criminel dans le système carcéral fédéral.

Une vie dans le crime

Pour justifier les conditions imposées à Gérard Hubert à sa sortie de prison, la commission des libérations conditionnelles évoque le fait qu'il a frayé avec le crime toute sa vie.

«Votre fiche criminelle s'est ouverte en 1958 et perdure depuis près de 60 ans», écrivent les commissaires dans leur décision rendue le 30 juin. «Votre criminalité [...] s'est aggravée avec les années. Vous avez tout aussi bien été impliqué dans des délits de vol qualifié, trafic de stupéfiants, vol de coffre-fort ainsi que dans des vols de banques et de camions blindés. Vous avez fait partie d'un réseau criminel bien organisé et avez eu, à de multiples reprises, des armes en votre possession lors de la perpétration de vos délits.»

Les commissaires lui interdisent de fréquenter ou de communiquer avec toute personne impliquée dans des activités criminelles, l'obligent à divulguer toutes ses transactions financières et lui imposent un couvre-feu entre 23h et 6h, compte tenu de son «implication dans des délits violents» et considérant sa participation à une organisation criminelle.




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