Ahmad Nehme souffre d'un «trouble délirant», selon un psychiatre

Ahmad Nehme est accusé d'avoir tué sa femme Catherine... (Photo fournie par le SPVM)

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Ahmad Nehme est accusé d'avoir tué sa femme Catherine de Boucherville par jalousie en la poignardant à une quinzaine de reprises.

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Ahmad Nehme, l'homme accusé d'avoir tué sa femme Catherine de Boucherville par jalousie en la poignardant à une quinzaine de reprises à Montréal souffrait d'un « trouble délirant » de type « persécutoire et jaloux », a témoigné vendredi le psychiatre expert de la défense Joel Watts au procès devant jury pour meurtre prémédité.

Le psychiatre conclut avoir une « certitude médicale raisonnable » que l'accusé était « incapable de savoir que tuer sa conjointe était mauvais, et ce, en raison de son trouble délirant », le 5 juillet 2012. Ce jour-là, Ahmad Nehme a tué sa femme dans les toilettes de la résidence familiale, alors que leurs deux enfants, dont leur fils autiste de 13 ans, étaient à la maison. Le couple était en train de se séparer à cette période.

La défense soutient qu'Ahmad Nehme était persuadé que sa femme et un homme qu'il croyait être l'amant de sa femme cherchaient à le tuer. Le psychiatre souligne ainsi dans son rapport produit en 2014 que l'accusé avait des « convictions délirantes à l'effet que sa conjointe le trompait avec M. James Ojo et d'autres personnes et qu'il y avait un complot d'assassinat organisé par sa conjointe et M. Ojo ».

« [M. Nehme] était motivé par ses convictions délirantes d'infidélité et de persécution par la victime et trouvait que la façon qu'il la suivait et la surveillait était tout à fait justifiable afin de se protéger et afin de déceler ses tromperies », conclut Dr Watts dans son rapport. Le psychiatre précise n'avoir trouvé aucun e preuve qu'Ahmad Nehme exagérait ses symptômes psychotiques. À la barre des témoins, l'accusé a maintenu croire toujours « fortement » que sa femme et M. Ojo avaient voulu le tuer en juillet 2012.

La Couronne maintient pour sa part qu'Ahmed Nehme a prémédité le meurtre de sa femme, rongé par la jalousie. Dans son témoignage percutant, la fille de l'accusé et de la victime, Dania Nehme, a dépeint l'accusé comme un homme intimidant, contrôlant et convaincu que sa femme avait sali « son honneur » en le trompant. Cinq jours avant le meurtre, Ahmad Nehme a réveillé Catherine de Boucherville pour la sermonner, a témoigné Dania Nehme. « Il expliquait que ma mère était une mauvaise femme, qu'elle était infidèle, qu'elle était vraiment sale, une pute, une salope, qu'elle lui manquait de respect, qu'elle abîmait son honneur. »




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