La Cour suprême refuse d'entendre le «Doc Mailloux» qui veut prescrire des mégadoses

«Doc Mailloux», en mars 2015, au palais de... (PHOTO OLIVIER JEAN, ARCHIVES LA PRESSE)

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«Doc Mailloux», en mars 2015, au palais de justice.

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La Presse Canadienne

Le controversé psychiatre Pierre Mailloux échoue à retrouver son plein droit de pratique. La Cour suprême du Canada a refusé jeudi d'entendre ses contestations des limites lui ayant été imposées par le conseil de discipline du Collège des médecins du Québec (CMQ).

Celui que l'on surnomme le « Doc Mailloux » avait retrouvé en octobre 2015 un droit de pratique temporaire et limitatif auprès de patients adultes, après avoir été radié de la profession en lien avec son recours à la prescription de mégadoses de neuroleptiques.

On lui reprochait d'avoir utilisé fréquemment comme forme de traitement l'administration de doses d'antipsychotiques dépassant les doses maximales recommandées par les fabricants telles qu'approuvées par Santé Canada.

Le psychiatre cherchait à faire annuler cette limitation, en vigueur jusqu'au 17 avril 2018, qui l'empêche de prescrire des mégadoses sauf s'il a reçu au préalable un avis écrit d'un autre psychiatre confirmant que la prescription serait justifiée.

Le docteur Mailloux voulait également faire casser par la Cour suprême une autre limitation imposée par son ordre professionnel : celle, permanente, d'exercer auprès des enfants et adolescents. Encore là, il a échoué.

Le conseil de discipline du CMQ a reproché au psychiatre d'avoir compromis ou risqué de compromettre la santé de plusieurs patients mineurs en leur prescrivant des mégadoses de neuroleptiques « intempestivement » ou après avoir posé des diagnostics questionnables.

Selon les experts, ces mégadoses ne doivent être utilisées que dans des cas exceptionnels, car elles peuvent entraîner une augmentation des effets secondaires, des troubles de comportement accrus et porter atteinte au fonctionnement social.

Comme d'habitude, le plus haut tribunal au pays n'a pas expliqué, jeudi, les raisons derrière son refus d'entendre les deux causes que le docteur Mailloux cherchait à porter à son attention.

Le Collège des médecins du Québec a « pris acte de la décision de la Cour suprême refusant d'entendre la cause du Dr Pierre Mailloux », mais « ne commentera toutefois pas la nouvelle », a indiqué la relationniste de presse de l'ordre, Caroline Langis.

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