Fraudes de garderies: quatre personnes comparaissent à Longueuil

L'une des garderies ciblées par l'opération, située sur... (PHOTO Martin Chamberland, LA PRESSE)

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L'une des garderies ciblées par l'opération, située sur la rue Leckie à St-Hubert.

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Pierre Saint-Arnaud
La Presse Canadienne
Longueuil

Quatre suspects, deux hommes et deux femmes, ont comparu au palais de justice de Longueuil, jeudi, en lien avec une fraude de plus de 15 millions dans le domaine des garderies subventionnées par l'État.

Les suspects sont Ji-Dao Xiao, 48 ans, et Ling Yang, 45 ans, tous deux de Greenfield Park, Shijing Gao, 74 ans, de Saint-Hubert, et Xiao Len Lu, 48 ans, de Chambly. Une autre femme de 38 ans, Xiao Ran Zhao, de Lasalle, fait l'objet d'un mandat d'arrestation alors que la Cour s'est fait dire qu'elle se trouve présentement en Chine.

On leur reproche notamment d'avoir fait usage de prête-noms afin de contourner les règles du ministère de la Famille et des Aînés pour toucher des subventions gouvernementales auxquelles ils n'avaient pas droit.

«Ce sont deux dossiers qui ont été ouverts concernant deux garderies. Cinq personnes sont accusées; trois dans un dossier, deux dans l'autre», a expliqué le procureur de la Couronne, Patrick Lafrenière.

Les cinq suspects, dont quatre étaient détenus depuis leur arrestation mercredi matin, font tous face à trois accusations, soit fraude, complot et recyclage des produits de la criminalité.

La Couronne ne s'est pas opposée à la remise en liberté des quatre détenus qui ont tous plaidé non coupables. Ils reviendront devant la Cour le 29 mars prochain pour la suite des procédures.

«Il y a eu des négociations et, avec les conditions que ces gens-là étaient prêts à respecter, ça nous rassurait sur le fait qu'ils n'allaient pas récidiver», a indiqué Me Lafrenière, qualifiant ces conditions de «sévères».

Parmi les conditions imposées, chacun des accusés a ainsi dû verser une caution de 5000$ et remettre son passeport à la Cour.

On leur a aussi interdit d'étendre leurs activités de gestion de services de garde au-delà des garderies dont ils sont déjà les responsables légitimes, soit trois institutions dans un cas et quatre dans un autre.

L'enquête du service des enquêtes sur la criminalité contre l'État de la Sûreté du Québec (SQ) sur cette affaire a débuté en 2014.

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