La preuve est close au procès de Guy Turcotte

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Guy Turcotte

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À 12 h 15 en ce vendredi 13, la preuve a été déclarée close au procès de Guy Turcotte. Les jurés reviendront mardi prochain pour entendre les plaidoiries des parties. C'est la défense qui commencera et le juge André Vincent a averti les jurés que l'exercice sera assez long.

Dans ce procès où l'ex-cardiologue Turcotte est accusé des meurtres de ses deux enfants, la présentation de la preuve s'est étalée sur 8 semaines, au cours desquelles le jury a entendu 42 témoins. Le dernier, un médecin d'urgence et toxicologue, Dr Martin Laliberté, était à la barre depuis mercredi après-midi. Il a été contre-interrogé abondamment, notamment tout l'avant-midi de vendredi. Le médecin, qui est président de l'Association canadienne des centres antipoison, soutient avec vigueur que le méthanol n'a que peu ou pas d'effet sur le cerveau, contrairement à l'éthanol.  

«En bon québécois, on ne peut pas se paqueter au méthanol», a-t-il lancé. 

Me Pierre Poupart a tenté de lui faire admettre que la littérature démontrait parfois autre chose, mais le Dr est resté sur ses positions.  «C'est intéressant au niveau historique, mais pas au niveau scientifique. C'est anecdotique», a dit le témoin, à propos d'un article datant de 1953, qui rapportait l'empoisonnement de 323 personnes ayant bu du whisky frelaté au méthanol,  à Atlanta.

M. Turcotte admet avoir tué ses enfants le 20 février 2009. Mais il soutient qu'il n'était pas apte mentalement à juger de ses actes et espère être tenu non criminellement responsable. Le drame est survenu dans un contexte de séparation d'avec sa conjointe, Isabelle Gaston, qui était mère des victimes, Olivier, cinq ans, et Anne-Sophie, trois ans.

Les psychiatres qui ont évalué Guy Turcotte s'entendent sur le même diagnostic: il souffrait d'un trouble de l'adaptation avec humeur dépressive au moment des faits. Là où ils divergent d'opinion, c'est sur les conséquences de ce trouble sur l'esprit de M. Turcotte. Les psychiatres retenus par la défense, Dominique Bourget et Louis Morissette, estiment qu'il n'était pas apte à juger de ses actes, tandis que celle qui a témoigné pour la Couronne, la Dre France Proulx est d'opinion contraire. Il reviendra au jury de trancher. 

Lundi, les parties et le juge se reverront hors de la présence du jury pour tenir une conférence sur les directives que le juge donnera au jury, avant qu'ils partent en délibération. Le procès avec jury reprend mardi.

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