Fin tragique pour deux cyclistes à Montréal

La collision s'est produite lorsque le conducteur du... (PHOTO PATRICK SANFAÇON, LA PRESSE)

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La collision s'est produite lorsque le conducteur du camion qui circulait en direction est sur la rue Wellington a amorcé un virage à droite. Il n'aurait pas vu le cycliste qui arrivait de l'arrière à droite du camion, selon ce que les premiers témoins ont raconté aux policiers.

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La mort de deux cyclistes dans des collisions avec des camions illustre à nouveau les problèmes grandissants de cohabitation des usagers de la route en zone urbaine.

Deux quadragénaires ont perdu la vie hier matin dans deux accidents distincts impliquant des camions. Un cycliste de 43 ans est mort écrasé par un camion remorque dans le secteur de Griffintown à Montréal. «Le cycliste a été coincé sous les essieux arrière [du camion] et a été traîné sur plusieurs mètres», a expliqué le sergent Simon Delorme, porte-parole du Service de police de la Ville de Montréal.

La collision s'est produite lorsque le conducteur du camion qui circulait en direction est sur la rue Wellington a amorcé un virage à droite. Il n'aurait pas vu le cycliste qui arrivait de l'arrière à droite du camion, selon ce que les premiers témoins ont raconté aux policiers.

Un deuxième cycliste est mort à Ottawa, là encore dans une collision avec un camion. Le cycliste de 40 ans a été happé par un camion à ordures.

Une surreprésentation

Comme le souligne la présidente de Vélo-Québec, Suzanne Lareau, les véhicules lourds sont surreprésentés dans les accidents mortels avec des cyclistes. Selon les données de la Société d'assurance automobile du Québec, les véhicules lourds étaient impliqués dans 3% des accidents avec cyclistes, mais étaient mêlés à 31% des collisions mortelles, de 2008 à 2013.

Et dans 31% des accidents mortels impliquant un véhicule lourd, ce dernier effectuait un virage à droite. «Comme le conducteur est assis à gauche, avec son angle mort, il ne voit pas s'il y a un cycliste à droite, explique Mme Lareau. Je conseille toujours aux cyclistes de ne jamais rester à droite d'un camion.»

Le président de l'Association du camionnage du Québec, Marc Cadieux, abonde dans ce sens et croit que davantage d'éducation doit être faite en matière de partage de la route. «Il y a une méconnaissance de la part de tous les usagers. Je ne dis pas que notre industrie est parfaite, mais la promiscuité est plus grande entre camions, voitures, vélos et piétons», souligne-t-il.

L'Association se dit ouverte à la mise sur pied de campagnes de sensibilisation en collaboration avec Vélo-Québec. Les deux organismes font d'ailleurs partie du groupe de travail chargé de réviser le Code de la sécurité routière créé dans la foulée de l'accident dont a été victime la cycliste Mathilde Blais, morte sous les roues d'un camion en avril dernier.

Il est encore trop tôt pour savoir si les jupes latérales sur le camion auraient pu éviter les accidents d'hier.

Le député du Nouveau Parti démocratique, Hoang Mai, a néanmoins rappelé hier que son parti avait déposé un projet de loi afin d'imposer des protections latérales aux camions. «Il ne faut pas sauter aux conclusions, mais [à la lumière de] l'accident de Mathilde Blais, et le rapport du coroner allait en ce sens, on sait que les jupes latérales peuvent sauver des vies», a affirmé à La Presse le porte-parole de l'opposition officielle en matière de transport.

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