Contrôle des informateurs: un 5policier du SPVM arrêté

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Le chef du SPVM Philippe Pichet, lors de l'annonce de l'arrestation des quatre premiers policiers, le 7 juillet dernier.

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Daniel Renaud
La Presse

Un cinquième policier de la police de Montréal a été arrêté ce matin relativement à l'enquête spéciale déclenchée en décembre dernier et portant sur des allégations criminelles concernant l'encadrement d'un informateur et l'ajout de fausses informations dans un affidavit visant à obtenir un mandat de perquisition.

Le policier, dont l'identité n'a pas été révélée, et dont on ignore l'ancienneté et l'affectation, a immédiatement été suspendu sans traitement. Le dossier a été soumis à un procureur mais, pour le moment, aucune accusation n'a été portée contre lui.

Selon nos informations, le policier aurait été coincé dans la même enquête mais les actes reprochés, qui relèveraient de l'abus de confiance, ne seraient pas liés à ceux supposément commis par les quatre autres.

Il y a deux semaines, quatre autres policiers, trois enquêteurs de la région sud et un sergent d'un poste de quartier, ont été arrêtés dans la foulée de cette enquête.

Fayçal Djelidi, enquêteur aux gangs de rue, et David Chartrand, enquêteur aux stupéfiants, seront accusés de parjure et de tentative d'entrave à la justice. Djelidi fera également l'objet d'accusations relativement à la sollicitation de faveurs sexuelles. Ils ont été suspendus sans traitement et doivent comparaître à la fin du mois de septembre. Quant à leurs deux collègues, ils ont été arrêtés mais pas suspendus. Ils poursuivent même leur mandat habituel. Ils ne font face à aucune accusation pour le moment.

Le Grand Prix

Selon ce que La Presse a appris de diverses sources, les policiers auraient été piégés par un agent double de la Gendarmerie Royale du Canada agissant pour le compte de la section des enquêtes spéciales du SPVM. Cet agent double se serait fait passer pour un nouvel informateur qui aurait fait miroiter aux enquêteurs une saisie rapide de 10 kilos de cocaïne. Mais les enquêteurs n'auraient pas eu suffisamment d'arguments pour obtenir un mandat de perquisition et auraient ajouté de fausses informations, notamment que la cocaïne était liée à la présentation du Grand Prix de Montréal. La perquisition aurait ensuite eu lieu mais les paquets de cocaïne espérés étaient des faux.

Le directeur du SPVM, Philippe Pichet, a déclaré en conférence de presse que des enquêteurs visés dans cette affaire avaient été rappelés à l'ordre une première fois relativement à l'encadrement de leurs informateurs et la rédaction des affidavits.

Plusieurs employés du SPVM ont exprimé leur surprise envers l'arrestation de ces policiers.

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