Huit millions pour un hockeyeur paralysé: la défense interjette appel

Andrew Zaccardo a perdu l'usage de ses jambes... (PHOTO FOURNIE PAR LA FAMILLE )

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Andrew Zaccardo a perdu l'usage de ses jambes à la suite d'une mise en échec en 2010.

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(Québec) La décision d'accorder 8 millions de dollars à un hockeyeur paralysé à la suite d'une mise en échec par-derrière menace l'avenir du hockey au pays, estime la défense, qui a décidé d'interjeter appel.

Dans une décision historique, le juge Daniel W. Payette de la Cour supérieure a accordé il y a un mois une somme record à un Montréalais de 21 ans. Andrew Zaccardo a été frappé par-derrière en 2010 par Ludovic Gauvreau-Beaupré lors d'un match de hockey mineur. Il a perdu l'usage de ses jambes et se déplace depuis en fauteuil roulant.

Cette décision «crée un précédent qui menace la pérennité du hockey, un sport robuste, rapide et physique pratiqué à travers le pays tout entier», peut-on lire dans la déclaration d'appel obtenue par La Presse.

La défense, qui représente Gauvreau-Beaupré ainsi que la compagnie d'assurances de Hockey Canada, soutient que le juge Payette a commis plusieurs erreurs. Elle estime par exemple qu'il a erré en écartant le témoignage de l'arbitre présent lors du match. Celui-ci semblait indiquer dans son rapport que Gauvreau-Beaupré n'avait pas eu l'intention de blesser Zaccardo.

La défense, notamment assurée par Me Patrick Henry, reprend aussi une de ses prétentions centrales, soit que la responsabilité civile doit être analysée dans le contexte très particulier du hockey. Selon elle, les hockeyeurs acceptent le risque de recevoir une mise en échec par-derrière lorsqu'ils sautent sur la glace.

«Le juge de première instance a commis une erreur [...] en refusant de considérer que le risque d'une mise en échec, même contraire aux règlements, fait partie de la connaissance que le joueur avait des circonstances et par conséquent de l'acceptation des risques relativement à sa participation à ce sport», peut-on lire dans la déclaration d'appel.

La responsabilité civile doit «s'interpréter dans le contexte de l'activité sportive dont il est question, à savoir un sport de contact où les contacts physiques sont non seulement tolérés mais permis», continue la défense.

Dans sa décision, le juge Payette avait écrit «qu'une patinoire de hockey n'est pas une zone de non-droit».

De son côté, l'avocat de la famille Zaccardo a confirmé hier sa volonté de contester l'appel. Me Stuart Kugler a toutefois refusé de faire des commentaires tant que la Cour d'appel n'aura pas tranché.

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