Compteurs d'eau: perquisition chez Bernard Trépanier

L'UPAC confirme qu'une opération est en cours à... (PHOTO IVANOH DEMERS, LA PRESSE)

Agrandir

L'UPAC confirme qu'une opération est en cours à Montréal et que cela concerne le même dossier pour lequel l'UPAC a multiplié les frappes depuis le 2 juillet.

PHOTO IVANOH DEMERS, LA PRESSE

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

L'Unité permanente anticorruption (UPAC) mène présentement une perquisition chez Bernard Trépanier, surnommé Monsieur 3%, relativement à l'enquête sur les compteurs d'eau.

L'UPAC confirme qu'une opération est en cours à Montréal et que cela concerne le même dossier pour lequel l'UPAC a multiplié les frappes depuis le 2 juillet. Il s'agit de la neuvième journée d'intervention policière en lien avec le Projet Fronde - le nom de l'enquête sur les compteurs d'eau -, mais de la quatorzième perquisition concernant un individu ou une entreprise.

 

«L'homme de main de Zampino»

Pour ce qui est de Bernard Trépanier, rappelons qu'il a longtemps été responsable du financement au sein du parti du maire Gérald Tremblay, Union Montréal. Selon les informations contenues dans des dénonciations policières au soutien de mandats de perquisition, M. Trépanier était un proche du président du comité exécutif, Frank Zampino. Son nom apparaît à de nombreuses reprises dans l'agenda de l'ancien politicien.

 

En mai 2012, Bernard Trépanier a été arrêté, tout comme M. Zampino, dans le cadre du projet Faufil, soit l'enquête concernant le scandale immobilier du Faubourg Contrecoeur. Il est accusé de fraude, d'abus de confiance et de complot.

 

Dans un document judiciaire datant de 2014 en vue d'obtenir un mandat de perquisition pour aller notamment chez Frank Zampino en lien avec l'enquête des compteurs d'eau, l'UPAC se réfère à l'enquête sur le Faubourg Contrecoeur. «Bernard Trépanier était l'homme de main de Frank Zampino, à tous les points de vue, financement politique, organisation politique. La proximité était évidente», relatent les policiers.

 

«Un chum s't'un chum»

M. Trépanier a été appelé à témoigner devant la commission Charbonneau. Il a reconnu avoir participé au stratagème des élections clés en main dans différentes municipalités et pour lesquelles il a toujours été payé malgré son statut de bénévole. La seule exception, c'est lorsqu'il a appuyé Frank Zampino. «Un chum, s't'un chum», avait-il expliqué.

 

Il a été un collecteur de fonds assidu mais il aurait aussi été un rouage important d'un système de ristournes politiques. Pour chaque contrat octroyé par la Ville de Montréal, M. Trépanier aurait empoché une commission de 3 %, selon des témoignages entendus. De là son surnom.

 

Mais selon des informations recueillies par La Presse, les façons de faire de Bernard Trépanier sur la scène municipale, avaient déjà été appliquées à Ottawa. M. Trépanier est un proche des conservateurs. À l'époque du gouvernement de Brian Mulroney, M. Trépanier a même été embauché au sein de différents cabinets ministériels. C'est là que sa réputation pour le réseautage payant s'est construite. (Lire Bernard Trépanier : 30 ans de réseautage payant)

 

À la même époque, il aurait travaillé auprès de Mario Taddeo, l'ancien beau-frère de l'entrepreneur Tony Accurso, assassiné en décembre 1987.

Partager

À découvrir sur LaPresse.ca

publicité

publicité

Les plus populaires : Actualités

Tous les plus populaires de la section Actualités
sur Lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer