Un demi-millier de tuques rouges devant le quartier général du SPVM

Les policiers dénoncent l'abolition de l'horaire de trois... (Photo André Pichette, La Presse)

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Les policiers dénoncent l'abolition de l'horaire de trois jours obtenu en 2012.

Photo André Pichette, La Presse

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Munis de pancartes dénonçant «l'enfer» de leurs horaires habituels et coiffés d'une tuque rouge marquée du logo de leur syndicat, plus d'un demi-millier de policiers montréalais ont manifesté ce matin devant leur quartier général, rue Saint-Urbain.

Les manifestants, plus de 700 selon la Fraternité, dénoncent l'abolition de ce qui a été présenté comme un horaire de trois jours, obtenu en janvier 2012. «Il y en a qui veulent nous faire une job de bras, a déclaré le président de la Fraternité, Yves Francoeur. Ils veulent casser les policiers.»

Le syndicat a publié plusieurs publicités pleine page dans les journaux, aujourd'hui, pour dénoncer ce «retour en arrière». Ses membres estiment que les horaires habituels, établis en 1978, nuisent à leur qualité de vie et à leur santé.

Publicité choc des policiers dans les médias (PDF)

Rue Saint-Urbain, les pancartes clamaient «Votre horaire, c'est l'enfer» et «Un horaire modernisé, des citoyens mieux protégés». L'enfant d'un manifestant portait quant à lui le message: «35-35-70, Plus de temps avec papa.» Surnommé «la roulette», l'ancien horaire obligeait les quelque 2500 patrouilleurs à travailler dans tous les quarts. Il prévoyait des quarts de huit heures et demie, 21 jours sur 35. Depuis 14 mois, les quarts de nuit sont assurés par des volontaires tandis que les autres travaillent 35 jours sur 70. Les quarts ont été prolongés à 9 heures 45 minutes.

«On ne veut pas retourner à des horaires des années 70, on est en 2013, a tonné M. Francoeur. Ce n'est pas vrai que le nouvel horaire ne marche pas. On ne travaille pas une minute de moins, et ç'a coûté 11% moins cher en 2012. C'est de la bullshit de dire le contraire.»

Les dirigeants visés

Croisés dans la foule, des policiers ne se faisaient pas prier pour défendre leur nouvel horaire même s'ils se montraient plus réticents à se nommer. «J'ai une meilleure qualité de vie, plus de stabilité, a expliqué l'un d'entre eux. On n'a plus à passer d'un shift de jour à la nuit en moins de 48h.»

Le Service de police de la Ville de Montréal estime quant à lui que le nouvel horaire a coûté plus de 2 millions de dollars en heures supplémentaires. Le retour aux anciens horaires est prévu le 24 mars prochain. Yves Francoeur a dénoncé les dirigeants, au premier chef le directeur Marc Parent et le maire Michael Applebaum, «qui se foutent carrément de la qualité de vie et de la santé des policiers».

«Le maire Applebaum a mis le feu aux poudres, les policiers sont en furie, soutient-il. Il n'y a pas de direction à l'hôtel de ville, personne ne se tient debout.»

La manifestation des policiers s'est déroulée sous l'oeil narquois d'une quinzaine de jeunes arborant le carré rouge. L'un d'entre eux tenait une pancarte au message sans équivoque qui reprenait l'acronyme du service de police, «Sale Porc Vicieux Meurtrier».

Une demi-douzaine de policiers en service les ont surveillés. Seule étincelle, dans un rappel des événements de mardi, un manifestant policier a inversé les rôles et a envoyé une balle de neige vers les carrés rouges.

Les policiers, confirme-t-on au SPVM, avaient annoncé aux autorités leur itinéraire, comme les y oblige la loi.

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