Fraternité de la Police provinciale ontarienne: des dirigeants soupçonnés de fraude

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L'Association de la Police provinciale de l'Ontario a publié vendredi un communiqué dans lequel elle se déclare «choquée et attristée de prendre connaissance des allégations contenues dans le document».

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Paola Loriggio
La Presse Canadienne
TORONTO

La Gendarmerie royale du Canada (GRC) croit que des dirigeants de la fraternité des policiers provinciaux de l'Ontario ont élaboré un stratagème complexe visant à frauder ses membres.

Les allégations visant certains leaders de l'Association de la Police provinciale de l'Ontario et d'autres individus sont décrites dans les mandats et les ordonnances de communication émises par la Cour supérieure pour permettre à la GRC d'effectuer des perquisitions, qui ont eu lieu vendredi dernier, notamment dans les bureaux de la fraternité, à Barrie; dans trois véhicules enregistrés au nom de l'association; et dans une agence de voyages de Toronto, First Response Travel Group.

Ces perquisitions ont été menées dans le cadre d'une enquête sur des allégations de vol, de fraude, d'abus de confiance, de dissimulation frauduleuse et de recyclage des produits de la criminalité, indique la GRC.

Aucune accusation n'a été portée dans cette affaire, mais l'enquête criminelle a poussé plusieurs dirigeants syndicaux à se retirer temporairement.

L'Association de la Police provinciale de l'Ontario a publié vendredi un communiqué dans lequel elle se déclare «choquée et attristée de prendre connaissance des allégations contenues dans le document».

L'association avait déjà indiqué au début de la semaine que son président, Jim Christie, et son vice-président, Martin Bain, qui ont reçu la visite de collègues de la GRC, avaient pris un «congé autorisé». Le directeur général de l'association, Karl Walsh, qui a aussi été visé par un mandat de perquisition, est en «congé administratif».

Walsh, Bain et Christie - tous des policiers - sont soupçonnés par la GRC d'abus de confiance dans le cadre d'un vaste stratagème qui est devenu tellement élaboré au fil des ans qu'il impliquerait maintenant un avocat, un prête-nom, une firme de consultants, une agence de voyages, une société étrangère et des investissements à l'étranger, afin de voler les membres de l'association, indique le sergent Gordon Aristotle dans les documents judiciaires.

Trois autres personnes, dont un ancien policier de Toronto devenu avocat de la défense, sont aussi soupçonnés dans cette présumée affaire de fraude, indique la GRC.

Selon les documents judiciaires rendus publics vendredi, les trois dirigeants syndicaux détiennent la moitié des actions de l'agence de voyages First Response Travel Group, fondée en juin dernier, l'autre moitié appartenant aux trois autres suspects. Or, les membres de l'association étaient encouragés à faire affaire avec cette agence, mais ils ignoraient la participation de leurs dirigeants dans l'entreprise.

La GRC allègue aussi que l'association de policiers devait payer des frais mensuels à une firme de consultants, mais que ces sommes ont permis aux trois dirigeants syndicaux d'acheter 30 000 $ d'actions de l'agence de voyages, par l'entremise d'une société à l'étranger.

La police fédérale indique que l'enquête a été amorcée à la suite de plaintes de quatre employés de la fraternité.

L'Association de la Police provinciale de l'Ontario, qui représente 6200 policiers en uniforme et environ 3600 civils, a indiqué dans un communiqué qu'elle collabore pleinement à l'enquête criminelle, en déposant tous les documents visés par les mandats de perquisition et les ordonnances de communication.

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