80 témoins plus tard, l'enquête sur Stéfanie Trudeau est terminée

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L'agente du SPVM Stéfanie Trudeau, mieux connue sous le surnom de matricule 728.

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Après avoir rencontré 80 témoins, le Service de police de Montréal a terminé son enquête au sujet des agissements de la tristement célèbre matricule 728, l'agente Stéfanie Trudeau. Son dossier sera remis dans quelques jours au Directeur des poursuites criminelles et pénales.

C'est le directeur du SPVM, Marc Parent, qui en a fait l'annonce, à brûle-pourpoint, alors qu'il participait à un atelier portant sur la difficile cohabitation entre médias et policiers lors des manifestations étudiantes du printemps dernier, ce samedi au congrès annuel de la Fédération professionnelle des journalistes.

Bombardé de questions sur les interventions de ses policiers, il y est allé de cette révélation.

«Comme ça vous le saurez tous en même temps», a lancé le chef à la cinquantaine de journalistes présents dans la salle d'un hôtel de Saint-Sauveur, dans les Laurentides.

L'enquête faisait suite aux événements du début d'octobre lors desquels la policière y est allée d'une intervention très musclée contre des résidents du Plateau-Mont-Royal, après être intervenue auprès d'un homme qui se trouvait sur le trottoir de l'avenue Papineau avec une bière à la main. Il tenait la porte de son appartement pour un de ses amis.Mais l'intervention a dégénéré après que les hommes aient protesté. Cela s'est terminé par une prise sur un des hommes interpelés, et qui avait toutes les apparences d'une tentative d'étranglement en règle. Une utilisation déraisonnable de la force, selon les citoyens qui ont porté plainte. Par la suite, elle a été enregistrée à son insu par un des téléphones des hommes visés, qu'elle avait confisqués. Elle résumait son intervention à un superviseur et parlait des plaignants en des termes allant de «artistes astie», «rats», «gratteux de guitare», «mangeux de marde» et «carrés rouges».

L'intervention a été filmée par plusieurs personnes.

La division des enquêtes internes du SPVM a fait enquête sur ces événements.

«Il faut dire qu'une trentaine de policiers et une cinquantaine de témoins civils ont été rencontrés par les enquêteurs. Nous avons fini notre travail, ce sera maintenant dans les mains d'autres autorités», a déclaré Marc Parent.

Ainsi, le Directeur des poursuites criminelles et pénales sera chargé de déterminer, à la lumière de l'enquête, si des accusations doivent être portées contre Stéfanie Trudeau.

Celle que tous surnomment «matricule 728» avait été rendue célèbre au cours des manifestations du printemps, alors qu'elle avait été filmée, aspergeant copieusement de gaz poivre des manifestants qui se tenaient à bonne distance d'elle sans la menacer physiquement, mais qui la narguaient.

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