Affrontement entre des élèves et des policiers à Laval

Les policiers de l'escouade anti-émeute, casqués et matraques... (Photo: Patrick Sanfaçon, La Presse)

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Les policiers de l'escouade anti-émeute, casqués et matraques en main, ont dû intervenir.

Photo: Patrick Sanfaçon, La Presse

Hugo Meunier
Hugo Meunier
La Presse

Un affrontement entre des dizaines d'élèves de l'école secondaire Saint-Maxime et les policiers de Laval a éclaté hier en début d'après-midi sur le terrain de la polyvalente, dans le quartier Chomedey.

Environ 200 jeunes ont défié des policiers, en plus de leur lancer des pierres et des morceaux de glace. Heureusement, personne n'a été blessé.Il faut remonter à mardi pour comprendre ce qui a mené à cet incident.

Des rumeurs de bagarre entre deux groupes de l'école avaient au départ attiré les policiers sur les lieux. Ils avaient interrogé trois jeunes dans leurs voitures de patrouille garées devant l'école. «Les véhicules avaient été un peu brassés par des jeunes qui les encerclaient», a expliqué hier le sergent François Dumais, de la police de Laval.

Les policiers avaient dû appeler des renforts.

Par la suite, les policiers ont accru leur surveillance autour de l'école. Hier, un jeune s'est approché d'un véhicule de surveillance et y a donné un coup de pied. Les policiers l'ont aussitôt arrêté. D'autres jeunes se sont alors attroupés pour protester. «Ils ont lancé des pierres, des morceaux de glace. Des policiers ont été atteints par ces projectiles», a raconté le sergent Dumais.

Des dizaines de policiers de l'escouade antiémeute, casqués et matraque en main, ont fait face aux jeunes massés sur le terrain de l'école et sur le trottoir. Par précaution, quelques ambulances avaient été dépêchées sur les lieux. Des cordons policiers ont été déroulés pour former un vaste périmètre autour de l'endroit où ont éclaté les hostilités.

La situation est finalement rentrée dans l'ordre vers 14h15. Les jeunes se sont dispersés dans les rues avoisinantes, d'autres sont retournés à l'intérieur de l'école.

Selon plusieurs élèves interrogés sur place, un conflit de nature raciale pourrait être à l'origine de cette escalade de violence. «Il y a une petite guerre à l'école Saint-Maxime entre les Québécois de souche et ceux d'origine arabe. Les semaines qui viennent seront dangereuses. La tension monte, il va y avoir de la grosse marde», a résumé un jeune qui n'a pas voulu s'identifier.

Un autre prétend avoir été plaqué contre le sol par les policiers. «C'est avant tout un conflit entre des gangs de rue. Vous allez entendre parler très souvent de Saint-Maxime prochainement», a prévenu l'adolescent en exhibant des égratignures sur ses poignets.

Environ 1600 élèves sont inscrits à l'école secondaire Saint-Maxime. Normalement, les interventions sont plutôt rares à cet endroit, a indiqué la police.

 

Environ 200 jeunes de l'école secondaire St-Maxime, dans le... (Photo: Patrick Sanfaçon, La Presse) - image 2.0

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Environ 200 jeunes de l'école secondaire St-Maxime, dans le quartier Chomedey, ont défié des policiers, en plus de leur lancer des roches et des morceaux de glace. 

Photo: Patrick Sanfaçon, La Presse

Les choses ont dégénéré aujourd'hui, lorsqu'un jeune s'est approché d'un véhicule de surveillance pour lui asséner un coup de pied. Les policiers ont aussitôt procédé à son arrestation.

D'autres jeunes se sont alors atroupés pour protester. «Ils ont lancé des roches, des morceaux de glace, des policiers ont été atteints par ces projectiles», raconte le sergent Dumais.

Les élèves et les policiers se sont alors fait face devant l'école. Des dizaines de jeunes sur le terrain de l'école et autant de policiers de l'escouade anti-émeute, casqués et matraques en main, postés de l'autre côté du boulevard Lévesque.

La situation est rentrée dans l'ordre vers 14h15. Les jeunes se sont dispersés dans les rues avoisinantes, d'autres sont retournés à l'intérieur de l'école.

Selon plusieurs jeunes interrogés sur place, un conflit possiblement de nature raciale entre deux groupes de l'école est à l'origine de cette escalade de violence. Et la situation risque d'empirer selon eux. «Il y a une petite guerre à l'école St-Maxime entre les Québécois et les Arabes. Les semaines qui suivent seront dangereuses. La tension monte, il va y avoir de la grosse marde», explique un jeune, qui n'a pas voulu s'identifier.

Un autre prétend avoir été plaqué contre le sol par les policiers. «C'est un conflit entre des gangs de rue. Vous allez entendre parler très souvent de St-Maxime», croit l'adolescent, en exhibant des égratignures sur ses poignets.

Environ 1600 élèves sont inscrits à la polyvalente.

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