Près d'un million pour une feuille en or de la couronne de Napoléon

Une feuille de laurier en or destinée à... (Photo Philippe Wojazer, REUTERS)

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Une feuille de laurier en or destinée à la couronne portée par Napoléon a été vendu aux enchères pour la modique somme de 625 000 euros.

Photo Philippe Wojazer, REUTERS

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Agence France-Presse
Paris

Une feuille de laurier en or destinée à la couronne portée par Napoléon lors de son sacre en 1804 a été adjugée dimanche à 625 000 euros (plus de 940 000$), lors d'une vente aux enchères organisée à Fontainebleau, près de Paris, par la maison Osenat.

Ce montant dépasse très largement l'estimation, qui avait été fixée entre 100 000 et 150 000 euros, a précisé la maison de ventes, soulignant que ces enchères ont suscité un fort intérêt de la part des collectionneurs français et étrangers.

La feuille, d'une facture remarquable avec ses nervures ciselées, avait été «conservée dans la descendance de l'orfèvre jusqu'à nos jours», selon Osenat.

La couronne, qui ceint le front de l'empereur dans «Le sacre de Napoléon», célèbre tableau de David, avait été jugée trop lourde par le monarque lors d'un essayage.

L'orfèvre, Martin Guillaume Biennais, avait alors retiré six grandes feuilles qu'il avait données à chacune de ses filles. C'est l'une de ces feuilles qui est passée sous le marteau à Fontainebleau.

Composée de 44 grandes feuilles, de 42 graines mobiles et de douze feuilles plus petites, la couronne a été fondue pendant la Restauration de la royauté (1815-1830) avec les autres regalia (insignes royaux ou impériaux) créées pour Napoléon (sceptre, main de justice, globe).

La trace des cinq autres feuilles retirées avant le sacre s'est perdue. Une autre grande feuille, portée durant le sacre mais qui s'était détachée de la couronne en 1805, a été vendue dans les années 1980 pour 80 000 francs (hors frais), et fait désormais partie des collections du Musée national de Fontainebleau.

Environ 400 oeuvres ont été dispersées lors de cette vente consacrée à l'Empereur des Français, dont une «boîte à rouge» (un coffret à fard en bois, nacre et décor d'abeilles et de fleurettes en or gravé) de l'impératrice Joséphine, également confectionnée par Biennais et qui a atteint 156 250 euros, alors qu'elle était estimée entre 40 000 et 50 000 euros.

Une toilette de table de l'impératrice Joséphine -un petit meuble rectangulaire surmonté d'un miroir, en frêne orné de filets d'ébène- toujours signée Biennais et estimée entre 30 000 et 50 000 euros, a été adjugé pour 100 000 euros.

Osenat a également fait savoir qu'une autre création de Biennais, un coffret nécessaire pour homme de forme ovale, en ébène entièrement orné de plaques d'argent gravées et incrustées, a été préempté par les musées nationaux pour le Musée du Louvre, pour un montant de 58 750 euros.




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