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Mise en place d'un registre québécois sur l'usage du cannabis

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Le recours au cannabis n'était pas officiellement reconnu par la profession médicale.

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La Presse Canadienne
TORONTO

L'Institut de recherche du Centre universitaire de santé McGill (IR-CUSM) et le Consortium canadien pour l'investigation des cannabinoïdes ont annoncé lundi la mise en place d'un registre qui aidera les médecins à vérifier l'efficacité et la sûreté du cannabis dans le traitement de plusieurs maladies.

Le registre Cannabis-Québec servira à compiler et à stocker des données cliniques collectées directement auprès des patients qui utilisent du cannabis à des fins médicales, indique le communiqué de l'IR-CUSM.

Tout médecin autorisé à exercer dans la province qui souhaite permettre la consommation de cannabis à ses patients adultes pourra inscrire les participants au registre.

Le recours au cannabis n'était pas officiellement reconnu par la profession médicale. Au Québec, cette drogue ne peut être prescrite que dans le cadre d'un projet de recherches. Les autres provinces canadiennes ont leur propre politique à ce sujet.

Depuis le 1er avril 2014, le nouveau règlement fédéral exige que le patient obtienne une ordonnance du médecin pour avoir accès au cannabis séché à des fins médicales. Santé Canada estime que plus de 40 000 Canadiens consomment légalement de la marijuana pour soulager leurs symptômes associés à des maladies comme la sclérose en plaques, le VIH, le cancer, ou encore l'épilepsie.

Selon le chercheur principal du projet, le Dr Mark Ware, le registre a été mis en place pour pallier le manque de données de recherche sur l'innocuité et l'efficacité de la marijuana.

«Nous avons besoin de cette base de données afin d'anticiper et d'aider à développer les questionnements futurs sur l'efficacité du cannabis médical c'est-à-dire qui en consomme, pour quelles raisons, par quel moyen, et à quelle dose», a-t-il dit, par voie de communiqué.

À long terme, ce projet qui va s'étendre sur une durée totale de dix ans, fournira une banque de données de recherche qui sera mise à disposition de la communauté scientifique internationale.

«Nous devons approfondir notre compréhension de l'utilisation mondiale réelle du cannabis médical et rendre ces données accessibles à d'autres chercheurs et collaborateurs, a affirmé le Dr Ware. Ce registre nous permettra éventuellement de mieux comprendre les risques potentiels et les bénéfices liés à l'utilisation de ce produit.»

Le Collège des médecins du Québec s'est réjoui de la mise en place de ce registre. Il invite d'ailleurs les médecins voulant prescrire du cannabis séché à des fins médicales à utiliser ce registre. «Le registre Cannabis-Québec est accessible pour les médecins, mais ils peuvent également travailler avec un autre projet de recherche approuvé par un comité d'éthique de la recherche. Ce qui importe, c'est que les médecins prescrivent ce traitement non reconnu à leurs patients dans un cadre de recherche dûment approuvé», a rappelé le secrétaire de l'ordre, le Dr Yves Robert.

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