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Un journaliste lavallois retrouve son poste aux affaires municipales

Le syndicat du journaliste Stéphane St-Amour est persuadé... (PHOTO ALAIN ROBERGE, ARCHIVES LA PRESSE)

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Le syndicat du journaliste Stéphane St-Amour est persuadé que l'ex-maire Vaillancourt ou son entourage ont fait pression sur le Courrier Laval pour qu'il le mette de côté.

PHOTO ALAIN ROBERGE, ARCHIVES LA PRESSE

Un journaliste lavallois qui s'était vu retirer la couverture des affaires municipales après avoir publié des textes critiques sur l'administration Vaillancourt vient d'être réintégré dans ses fonctions.

Son syndicat est persuadé que l'ex-maire ou son entourage ont fait pression sur le Courrier Laval pour qu'il mette de côté le reporter Stéphane St-Amour. Ses patrons nient fermement avoir été téléguidés.

En janvier 2010, les scandales s'accumulent à l'île Jésus. Stéphane St-Amour, journaliste depuis 30 ans, publie un article alléguant qu'un conseiller municipal de la formation politique du maire Vaillancourt a omis de remplir sa déclaration d'intérêts. Benoit Fradet est aussi dirigeant de SchokBéton, une entreprise dans le domaine de la construction qui a reçu des contrats sans appels d'offres de la Ville de Laval.

Le conseiller municipal conteste et menace de poursuivre le journal.

À la fin du mois, le patron de St-Amour lui annonce qu'il ne pourra plus écrire sur les affaires municipales, apprend-on dans une décision arbitrale qui vient d'être publiée.

«Selon le plaignant, on lui dit que le motif à la base de cette décision est que "le courant ne passe pas entre toi et la Ville".»

Nathalie Faucher, arbitre du travail, dans sa décision écrite

Selon le syndicat, cette décision «a été prise à la suite de pressions politiques, juridiques et économiques de la part de la Ville de Laval», continue Mme Faucher.

Pressions alléguées

Des employés appelés à témoigner ont relaté que leurs patrons leur avaient demandé «de rester tranquilles jusqu'aux élections [municipales de 2009]» et de ne pas traiter de possibles contrats truqués dans le journal parce que «cette nouvelle n'était pas d'intérêt pour les gens de Laval». Toujours selon des employés, les patrons du journal avertissaient l'Hôtel de Ville avant qu'un article touchant le maire ou son entourage soit publié.

TC Média, propriétaire du Courrier Laval, a plaidé qu'«aucune preuve n'a été faite comme quoi le retrait de M. St-Amour résultait des pressions de la Ville, du maire ou du parti du maire» et que le journal a «publié des articles négatifs au sujet de la Ville ou du conseil municipal dans les jours qui ont suivi le retrait».

L'arbitre ne se prononce pas sur l'existence de pressions de la part du maire ou de son entourage. Mme Faucher a réintégré Stéphane St-Amour dans ses fonctions après avoir conclu que son changement d'affectation constituait une mesure disciplinaire. Elle aurait dû, par conséquent, faire l'objet d'une procédure précise prévue à la convention collective. Ce ne fut pas le cas.

Hier, TC Média et Stéphane St-Amour n'ont pas répondu aux messages de La Presse.




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