(Pékin) La Chine a annoncé mardi que toute personne désirant se rendre sur son territoire en avion devrait désormais présenter avant le départ un test COVID-19 négatif réalisé dans les cinq jours précédant le décollage.

Agence France-Presse

La mesure s’applique à tous les passagers, sans distinction de nationalité. Dans la pratique, elle vise pour l’instant principalement les ressortissants chinois.

Car depuis fin mars, la Chine interdit l’entrée de son territoire aux étrangers, sauf dérogation spéciale. La priorité du gouvernement est de limiter les arrivées de malades de la COVID-19.

Un total de 2015 cas dits « importés » ont été recensés dans le pays depuis le début de l’épidémie. Il s’agit en majorité de Chinois rentrant chez eux, sur fond d’épidémie toujours virulente à l’international.

Que faire une fois son test COVID-19 négatif récupéré ?

Les Chinois devront le télécharger sur une application, et les étrangers le présenter à une ambassade ou à un consulat de Chine, a indiqué l’Administration chinoise de l’aviation civile (CAAC).

Tous les passagers sont dépistés à leur arrivée en Chine et doivent passer 14 jours en quarantaine. Quant aux vols à destination de Pékin, ils sont contraints de faire d’abord escale dans une ville chinoise de province, où des contrôles sanitaires sont effectués.

Malgré l’interdiction d’entrée des ressortissants étrangers, la Chine a accepté ces derniers mois sur son territoire quelques diplomates, employés de multinationales, ainsi que des hommes et femmes d’affaires.

La Chine avait drastiquement réduit fin mars le nombre de liaisons aériennes avec le reste du monde. Mais elle commence à assouplir les règles imposées aux compagnies en autorisant davantage de vols.

De nombreux Chinois actuellement coincés à l’étranger ont toutefois fait part de leur difficulté à rentrer au pays, car le prix des billets d’avion atteint des sommets en raison du faible nombre de vols.