(Paris) La vaccination, « c’est français, c’est Louis Pasteur », et l’ARN messager, technologie utilisée par plusieurs vaccins anti-COVID-19, c’est « à nouveau une découverte française », a voulu rassurer mardi Emmanuel Macron sur Instagram et TikTok pour convaincre de se faire vacciner.

Agence France-Presse

Face à une mobilisation accrue (plus de 200 000 personnes à travers la France selon le ministère de l’Intérieur) lors d’un troisième samedi consécutif de manifestations contre le pass sanitaire, le chef de l’État s’est lancé depuis lundi dans un exercice de pédagogie sur ces réseaux sociaux, répondant par de courtes vidéos en mode égoportrait aux questions des Français.

À l’un d’eux qui s’interrogeait sur la sécurité des vaccins à ARN messager, Emmanuel Macron a répondu : « Le vaccin, d’abord, c’est français, c’est Louis Pasteur, ça fait un petit moment », et cela a permis d’éradiquer nombre de maladies.

Quant à l’ARN messager : « à nouveau découverte française, ce n’est pas d’hier, c’est de 1961 », souligne-t-il, en référence aux chercheurs de l’Institut Pasteur de Paris Jacques Monod, François Jacob et François Gros qui avaient alors démontré l’existence de cet ARN.

C’est toutefois la Hongroise Katalin Kariko qui travaillera sur cette technique à des fins thérapeutiques et deviendra, avec l’Américain Drew Weissman, la première à maîtriser les réactions immunitaires liées à la transcription de l’ARN messager.

Interrogé par ailleurs sur l’efficacité de la vaccination anti-COVID-19, Emmanuel Macron souligne dans une autre vidéo qu’actuellement « 85 % des gens hospitalisés sont des gens qui ne sont pas vaccinés ».

Si certains internautes saluent l’initiative, d’autres restent circonspects, voire hostiles.

« Mais comment pouvez-vous comparer un vaccin contre la variole avec celui-ci ? », demande un internaute sur Instagram à propos de la technologie de l’ARN, tandis que d’autres font le lien entre vaccination et cas d’AVC et de péricardites de proches.

Certains critiquent la hausse des prix des vaccins de Pfizer et Moderna, ou se disent persuadés que derrière ces « prises de paroles itératives et insistantes » de l’exécutif pour inciter à la vaccination se cachent « d’autres enjeux », notamment financiers.

Un total de 42 895 720 personnes ont reçu au moins une injection (soit 63,6 % de la population totale) et 35 738 643 personnes ont désormais un schéma vaccinal complet (soit 53 % de la population totale), selon les chiffres du ministère de la Santé lundi.

Dans les hôpitaux, on comptait lundi 7840 patients COVID-19 (soit 761 de plus qu’une semaine plus tôt), dont 1232 dans les services de soins critiques (contre 952), selon Santé publique France.

Toutefois, la progression de l’épidémie semble ralentir, laissant entrapercevoir un « plateau » au cours du mois d’août.