(Londres) Le gouvernement britannique a annoncé jeudi qu’il allait encadrer plus strictement les publicités pour la malbouffe à la télévision et sur l’internet afin de lutter contre l’obésité chez les enfants.  

Agence France-Presse

Dès fin 2022, les publicités télévisées pour les aliments ou boissons riches en graisses, en sucres et en sel ne seront plus autorisées qu’entre 21 h et 5 h 30 du matin.  

Des restrictions s’appliqueront également aux programmes télévisés à la demande ainsi qu’aux publicités payantes sur l’internet.  

Elles « aideront à empêcher les enfants de développer des habitudes alimentaires de long terme malsaines et à améliorer la santé de la nation », a indiqué le gouvernement dans un communiqué.  

Il a estimé qu’elles permettraient de réduire le nombre d’enfants obèses de plus de 20 000 au cours des prochaines années, alors qu’un enfant sur trois quitte l’école primaire en surpoids ou obèse, avec des complications coûtant 6 milliards de livres (10,2 milliards de dollars canadiens) par an au service public de santé.  

Ces mesures, décidées à la suite d’une consultation publique, s’appliqueront à toutes les entreprises d’au moins 250 employés qui produisent ou vendent ces aliments.

La promotion de produits considérés comme sains, tels que le miel ou l’huile d’olive, restera autorisée, ainsi que celle, en ligne, sur les sites et comptes de réseaux sociaux des marques.  

Selon une analyse menée en septembre 2019 auprès de plusieurs chaînes télévisées, citée par le gouvernement, 47,6 % de toutes les publicités alimentaires concernaient des aliments riches en sucres, graisses ou sel, et jusqu’à près de 60 % entre 18 het 21 h, quand souvent la famille est réunie devant la télévision.  

Le niveau élevé d’obésité au Royaume-Uni fait partie des raisons invoquées pour expliquer le lourd bilan de la pandémie de coronavirus (128 000 morts). Le gouvernement de Boris Johnson, qui s’est personnellement mis au régime et à l’exercice après avoir subi une forme grave de la COVID-19, a promis de s’attaquer à cette question.