(Londres) Le premier ministre britannique Boris Johnson a obtenu l’annulation d’une dette de 535 livres sterling (910 $ CA) que lui réclamait la justice britannique, qui faisait mauvais effet au moment où le dirigeant est en cause dans une série de scandales sur son intégrité.

Agence France-Presse

Le bimensuel satirique d’informations Private Eye avait révélé l’existence de ce jugement datant du 26 octobre 2020, trouvé dans une base de données en ligne des tribunaux civils anglais et gallois.  

Consultée par l’AFP, la décision de justice ne donnait pas de détails sur la nature de la dette, ni le créancier. Elle désigne en revanche clairement comme débiteur Boris Johnson, inscrit sous la célèbre adresse du 10 Downing Street, résidence des premiers ministres britanniques depuis 1735.

Downing Street avait indiqué avoir déposé un recours pour annuler cette dette « totalement sans fondement » et le jugement a été retiré dans la journée de jeudi, a indiqué une source judiciaire à l’agence de presse britannique PA.

Selon le quotidien Daily Mail, Boris Johnson devait cette somme à une conspirationniste procédurière qui accuse le chef du gouvernement de « diffamations répétées ». Elle lance régulièrement des procédures contre diverses institutions et envoie des copies de ses plaintes à la reine, à la BBC et au Parlement, selon le journal.

Il précise que le jugement en question avait été rendu par défaut car la procédure était restée sans réponse de la part de Boris Johnson.

Elle avait été initiée auprès d’un tribunal local, alors que les procédures de diffamation sont normalement traitées par les magistrats de la Haute Cour de Londres.