(Stockholm) La justice suédoise a ordonné vendredi le placement en détention provisoire d’un Afghan de 22 ans soupçonné d’avoir agressé avec un couteau sept personnes mercredi dans le sud du pays.

Agence France-Presse

Le parquet avait demandé son placement en détention pour « tentatives de meurtre », sans volet antiterroriste, bien que la police affirmait encore jeudi continuer à explorer de « possibles motivations terroristes ».

Le suspect « a été placé en détention provisoire, soupçonné de sept tentatives de meurtre le 3 mars à Vetlanda », a expliqué à l’AFP la juge Anna Sjöman du tribunal d’Eksjö, estimant qu’il existait un risque de récidive ou de fuite s’il était libéré.

Selon la presse locale, l’homme, qui participait à l’audience, a nié les faits qui lui sont reprochés.

D’après le récit de la police, l’attaque s’est produite vers 15 h (9 h HE) mercredi dans cinq lieux distincts, distants de quelques centaines de mètres, du centre-ville de Vetlanda, une petite ville sans histoires du sud du pays.

Parmi les sept victimes de l’attaque, quatre étaient toujours hospitalisées dans un état stable vendredi.

L’assaillant présumé a été blessé à la jambe par des tirs de la police lors de son interpellation et a été hospitalisé.

Deux jours après cette attaque, beaucoup d’interrogations demeurent, notamment sur les motivations de l’auteur présumé.

D’après les médias, il est en attente d’un renouvellement de permis de séjour après être entré en 2016 en Suède.

Des éléments sur la santé mentale du jeune homme ont également été révélés.

« D’après ce que j’ai compris, il avait des problèmes psychologiques. Honnêtement, ce type n’était pas vraiment normal », a déclaré une connaissance du suspect au tabloïd Aftonbladet.

Selon les autorités, il était connu de la police pour des infractions mineures. Selon les médias locaux, il avait fait l’objet d’une condamnation pour une petite consommation de cannabis.

Aftonbladet rapporte que le suspect avait lui-même parlé de problèmes psychiatriques lors d’un entretien avec la police, lorsqu’il avait été soupçonné d’un délit il y a quelques années.