(La Haye) L’Agence européenne des médicaments (AEM) va avancer d’une semaine, au 6 janvier, l’examen et la possible autorisation du vaccin Moderna, a annoncé jeudi cette institution.

Agence France-Presse

Les concepteurs américains du Moderna ayant envoyé des données supplémentaires plus vite que prévu, l’AEM se réunira donc le 6 janvier en session « extraordinaire », soit six jours avant la date initialement prévue du 12 janvier, pour « rendre ses conclusions, si cela est possible », a indiqué l’institution européenne, basée à Amsterdam.

« La réunion prévue le 12 janvier reste néanmoins programmée, au cas où cela serait nécessaire », a précisé l’AEM.

Des essais cliniques réalisés sur 30 400 participants ont montré une efficacité moyenne de 94,1 % du vaccin Moderna, selon ses concepteurs.

L’Agence américaine des médicaments, la FDA, devrait donner son feu vert jeudi à ce vaccin de la jeune firme américaine de biotechnologies, qui deviendrait alors le deuxième vaccin sur le marché américain, après le vaccin de Pfizer/BioNTech.

L’AEM prévoit déjà de se réunir le 21 décembre pour étudier l’autorisation de mise sur le marché de ce vaccin Pfizer/BioNTech, avec l’objectif de débuter des campagnes de vaccination dès la fin décembre dans les 27 pays de l’UE.

Pour la patronne de l’AEM, Emer Cooke, l’agence européenne montre ainsi qu’elle a été capable de réagir à l’urgence de la situation.

« Grâce aux efforts incroyables de tous ceux impliqués dans ce processus, nous avons été en mesure de revoir nos calendriers pour l’évaluation des vaccins contre la COVID-19 », s’est-elle déjà félicitée.

« Le nombre de contaminations ne cesse d’augmenter dans toute l’Europe, et nous savons l’énorme responsabilité que nous avons de mettre dès que possible un vaccin sur le marché, tout en garantissant la robustesse de nos critères scientifiques », a-t-elle assuré.