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Prison ferme pour des menaces de viol sur Twitter

Caroline Criado-Perez (à droite) avait participé à la... (Photo Reuters)

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Caroline Criado-Perez (à droite) avait participé à la présentation du nouveau billet de dix livres orné du porttrait de Janes Austen, le 24 juillet dernier, aux côtés de Mary Macleod et Stella Creasy, membres du Parlement, et Mark Carney, gouverneur de la Banque d'Angleterre.

Photo Reuters

Agence France-Presse
LONDRES

Un homme et une femme ont été condamnés à respectivement huit et douze semaines de prison ferme vendredi par un tribunal britannique pour avoir insulté et menacé de viol une féministe sur Twitter.

Le juge Howard Riddle a déclaré au tribunal de Westminster qu'il était «difficile d'imaginer des menaces plus extrémistes» que celles ayant visé en juillet dernier Caroline Criado-Perez, sortie «terrifiée et paniquée» de l'histoire.

«Casse-toi et meurs, espèce de merde inutile», «va te suicider», lui a également écrit Isabella Sorley, 23 ans, condamnée à douze semaines de prison, soit quatre de plus que John Nimmo, 25 ans, auteur d'injures similaires.

Les deux condamnés s'en étaient pris à Caroline Criado-Perez alors que celle-ci venait de faire campagne, avec succès, pour que l'écrivaine britannique Jane Austen soit représentée sur les futurs billets de 10 livres au Royaume-Uni.

L'initiative lui a valu «une cinquantaine de tweets injurieux», avait déploré à l'époque cette journaliste réputée pour ses engagements féministes.

Plusieurs autres femmes, des journalistes et une députée travailliste, Stella Creasy, visée elle aussi par M. Nimmo, avaient reçu des menaces similaires.

L'affaire avait provoqué une vive controverse sur Twitter, avec plus de 100 000 personnes signant une pétition en ligne appelant le réseau social à introduire un bouton pour «signaler des dérives». Le directeur général de Twitter UK avait personnellement présenté ses excuses aux victimes.

Les peines prononcées vendredi au Royaume-Uni sont plus sévères que celle infligée le même jour en France à un jeune homme de 23 ans, condamné à 2000 euros d'amende, dont 1400 avec sursis, pour avoir appelé sur Twitter au viol d'une militante antiraciste.

En octobre, un adolescent marocain avait été condamné à trois mois de prison ferme par un tribunal de Casablanca pour avoir menacé de mort le président américain Barack Obama.

Un tribunal koweïtien avait eu la main encore beaucoup plus lourde en juin dernier en condamnant une femme à onze ans de prison pour des propos jugés insultants envers l'émir et appelant à renverser le régime, toujours sur Twitter.




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