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Prophétie ou alarmisme?

Un militaire italien passe dans le centre-ville dévasté... (Photo: Reuters)

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Un militaire italien passe dans le centre-ville dévasté de L'Aquila.

Photo: Reuters

La poussière n'était pas encore retombée sur L'Aquila qu'une polémique avait déjà éclaté. Les autorités avaient-elles raison de faire taire un technicien d'un laboratoire de physique des particules qui affirmait la semaine dernière qu'un tremblement de terre important était imminent?

Le technicien en question, Giampaolo Giuliani, a même fait l'objet d'une plainte à la police, déposée par le maire de Sulmona. Après un avertissement placé par M. Giuliani la semaine dernière sur l'internet, des employés de Sulmona ont décidé de parcourir avec une fourgonnette munie de haut-parleurs ce petit village situé à 50 km au sud de L'Aquila, pour que les habitants évacuent leur maison. Cette mission a été rapidement annulée, mais l'émoi était semé.

 

Hier, M. Giuliani a exigé des excuses du maire de Sulmona et noté que plus de 200 secousses plus petites ont eu lieu depuis octobre dernier, un nombre anormalement élevé dans une région toutefois très sensible au point de vue sismique. Mais les principales associations scientifiques italiennes ont réitéré qu'il n'est pas possible de prédire les tremblements de terre, du moins pas avec la méthode préconisée par M. Giuliani.

Ce dernier affirme que les tremblements de terre importants sont précédés d'émissions de radon. Ce n'est pas toujours le cas, affirment les experts italiens, notamment le président de l'Institut national de géophysique et de vulcanologie, cité par le Corriere della Sera. Le New York Times a obtenu le même démenti de la Commission géologique américaine.

Cela dit, la population pourrait donner foi à la prophétie de M. Giuliani, selon Matteo Guidelli, journaliste de l'agence italienne ANSA qui a passé la journée d'hier à L'Aquila. «Pour le moment, les gens sont sous le choc, et ils doivent penser à trouver un endroit où dormir, dit M. Guidelli en entrevue téléphonique. Mais on sent qu'ils veulent comprendre ce qui s'est passé. Je crains fort que si on leur présente un coupable, si on leur dit que les autorités n'ont pas prévenu les gens à temps, la colère sera terrible.»

 




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