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Merkel défend l'intégrité territoriale de l'Ukraine

La chancelière allemande Angela Merkel et le président ukrainien Petro... (PHOTO SERGEI SUPINSKY, AFP)

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La chancelière allemande Angela Merkel et le président ukrainien Petro Porochenko.

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Née en novembre de la volte-face du pouvoir, qui a renoncé à un rapprochement avec l'UE pour signer un accord avec Moscou, la contestation ukrainienne s'est depuis muée en révolte contre le président Ianoukovitch. Une crise qui plonge l'Ukraine au bord de la guerre civile, alors que les affrontements entre opposants et forces de l'ordre ont fait des dizaines de morts et des centaines de blessés. »

Peter WUETHERICH, Oleksandr SAVOCHENKO etNicolas GAUDICHET
Agence France-Presse
Kiev et Donetsk

Angela Merkel a défendu samedi l'intégrité territoriale de l'Ukraine et n'a pas exclu de nouvelles sanctions visant Moscou au cours d'une visite hautement symbolique à Kiev à la veille de l'anniversaire de l'indépendance du pays.

Le but de ma visite est de signifier que «l'intégrité territoriale de l'Ukraine est l'un des objectifs essentiels de la politique allemande», a déclaré la chancelière allemande au cours d'une conférence de presse commune avec le président ukrainien, Petro Porochenko.

Elle a dit «ne pas exclure de réfléchir à de nouvelles sanctions» contre la Russie en cas de poursuite de l'escalade.

Mme Merkel, la plus haute dirigeante occidentale à se rendre en Ukraine depuis le début de la crise ayant provoqué la pire détérioration des relations entre la Russie et l'Occident, a une nouvelle fois dénoncé l'annexion de la péninsule ukrainienne de la Crimée en mars par Moscou que l'Europe ne pourra, selon elle, jamais reconnaître pour ne pas créer un dangereux précédent.

Sa visite intervient alors que l'entrée vendredi en Ukraine de près de 300 camions russes transportant de l'aide humanitaire pour la population de Lougansk, bastion des séparatistes, a provoqué un concert de  protestations.

Dans une conversation téléphonique vendredi, le président Barack Obama et Mme Merkel ont estimé que la Russie s'était engagée dans une «dangereuse escalade», faisant part de leur «inquiétude» face à la forte présence militaire russe à la frontière et sur le territoire ukrainien.

Kiev a qualifié d'«invasion directe» l'entrée sur le territoire ukrainien de ces camions qui ont, selon l'OSCE (Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe), tous regagné la Russie samedi.

Mme Merkel, principale interlocutrice entre l'Ukraine et la Russie, doit également s'entretenir avec le premier ministre ukrainien, Arseni Iatseniouk, et les maires de villes ukrainiennes.

«Signal de soutien»

«Sa visite à la veille de la journée de l'Indépendance ukrainienne et pendant le conflit armé dans lequel est impliquée la Russie est un signal de soutien», estime Vassyl Filiptchouk, un analyste politique indépendant.

D'autres experts pensent qu'elle vise à pousser l'Ukraine à faire des concessions pour aider Vladimir Poutine à sauver la face et éviter de nouvelles sanctions contre Moscou qui pèsent déjà sur l'économie allemande.

Semblant confirmer cette hypothèse, le vice-chancelier allemand, Sigmar Gabriel, s'est prononcé dans une interview samedi en faveur d'une Ukraine «fédérale» pour mettre fin au conflit entre Kiev et les séparatistes prorusses, un concept promu par la Russie et catégoriquement rejeté par Kiev qui n'évoque dans le pire des cas  qu'une éventuelle «décentralisation».

Il a également souligné qu'il ne fallait pas s'attendre «à ce qu'on revienne rapidement» sur l'annexion de la Crimée.

Mme Merkel a rectifié le tir à Kiev en expliquant en substance que le fédéralisme tel qu'il est compris en Allemagne équivalait à la décentralisation.

La visite précède un sommet régional mardi à Minsk auquel participeront Vladimir Poutine et Petro Porochenko ainsi que des responsables de l'Union européenne.

«L'Ukraine et l'Union européenne agissent de manière coordonnée. Ce sera ainsi le 26 août à Minsk», a assuré le président ukrainien.

Il a averti qu'il ne sacrifierait pas la souveraineté du pays pour la paix dans l'Est où le conflit a fait en quatre mois plus de 2000 morts et 400 000 réfugiés et déplacés.

«Il est temps que la paix s'instaure dans le Donbass. Le pouvoir ukrainien fera tout avec nos partenaires européens pour que cela arrive. Mais pas aux dépens de la souveraineté, de l'intégrité territoriale et de l'indépendance de l'Ukraine», a-t-il déclaré.

Six civils tués à Donetsk

Sur le terrain où les violents combats se poursuivent autour des bastions rebelles, la situation ne cesse de se dégrader pour les civils.

Au moins six civils, dont une famille avec un enfant, ont été tués samedi dans des bombardements dans le centre de Donetsk et dans un quartier à l'est de ce chef-lieu régional et bastion des séparatistes, selon un journaliste de l'AFP.

De manière plus anecdotique, le quintuple champion d'Ukraine en titre, le Shakhtar Donetsk, a annoncé samedi les premiers dommages sur son stade ultramoderne, situé dans une zone de bombardements intenses.

À Lougansk où l'aide russe a été déchargée vendredi, la distribution n'a pas commencé samedi, a indiqué à l'AFP un responsable de l'administration régionale subordonnée à Kiev.

«Les autorités séparatistes ont commencé à établir les listes d'habitants», a indiqué ce responsable ayant requis l'anonymat.

La ville de Lougansk, assiégée par l'armée ukrainienne et théâtre d'intenses combats, est privée depuis trois semaines d'eau et d'électricité, et les communications téléphoniques et internet y sont coupés. Les autorités locales parlent d'une situation «extrêmement critique».




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