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Les Britanniques espionnaient des diplomates étrangers

Il pouvait s'agir de surveiller la chambre d'hôtel... (Archives AFP)

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Il pouvait s'agir de surveiller la chambre d'hôtel et son occupant en écoutant son téléphone ou en surveillant son fax, d'avoir accès à son ordinateur lors d'une connexion au réseau de l'hôtel et même d'écouter les conversations au bar du client de l'établissement.

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Edward Snowden, un ancien consultant de la CIA, a révélé l'existence de programmes secrets de surveillance des communications électroniques en remettant des documents compromettants aux quotidiens The Guardian et The Washington Post. Il s'est depuis réfugié à Hong Kong alors que le gouvernement américain a lancé une enquête contre lui. »

Agence France-Presse

Les services de renseignement électronique britanniques ont surveillé pendant plusieurs années des diplomates étrangers grâce à leurs réservations dans les grands hôtels, a rapporté dimanche Der Spiegel, en citant des informations transmises par l'ancien consultant américain Edward Snowden.

Selon l'hebdomadaire allemand, le service de renseignement électronique britannique (GCHQ) a pendant plus de trois ans surveillé les réservations dans au moins 350 hôtels haut de gamme sur la planète.

«Le but de ce programme (était) d'informer le GCHQ, au moment de la réservation, (du nom) de la ville et de l'hôtel où le diplomate étranger comptait se rendre», écrit Der Spiegel, ce qui permettait aux services d'entrer en action avant même l'arrivée du diplomate.

Il pouvait s'agir de surveiller la chambre d'hôtel et son occupant en écoutant son téléphone ou en surveillant son fax, d'avoir accès à son ordinateur lors d'une connexion au réseau de l'hôtel et même d'écouter les conversations au bar du client de l'établissement.

Le programme, baptisé «Royal Concierge», utilisait comme logo un pingouin - analogie avec les uniformes noir et blanc souvent portés par le personnel de ces établissements haut de gamme - portant une couronne, une cape violette et une baguette.

Der Spiegel a ajouté ne pas savoir combien de fois ce programme avait été utilisé et cite une source non identifiée du GCHQ - pendant britannique de l'agence de sécurité américaine (NSA) où Snowden était consultant avant sa fuite des États-Unis - selon laquelle le Service «ne confirme ni dément les allégations».

Le GCHQ, basé à Cheltenham (sud-ouest de l'Angleterre), a été présenté comme l'un des acteurs principaux des écoutes massives des télécommunications dans le monde, notamment par le quotidien The Guardian qui s'est appuyé sur des documents rendus publics par Snowden. Celui-ci a téléchargé en 2012 des dizaines de milliers de documents secrets de la NSA, et 50 000 du GCHQ.

Selon ces éléments, la NSA aurait financé le GCHQ à hauteur de 100 millions de livres (168 millions $ CAN) au cours des trois dernières années.

Les trois chefs du renseignement britannique - MI5 (sécurité intérieure), MI6 (renseignement extérieur) et GCHQ - ont jugé au début du mois que les révélations de Snowden avaient fait le jeu d'Al-Qaïda, et ont nié procéder à une surveillance massive de la population.

Les fuites massives de documents ont tendu les relations de Londres avec ses partenaires clés.

Le ministère allemand des Affaires étrangères a ainsi convoqué le 5 novembre l'ambassadeur du Royaume-Uni après des informations de presse alléguant que les services britanniques avaient utilisé l'ambassade à Berlin pour se livrer massivement à de l'espionnage.




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