Des Chiliens établis au Québec sont parvenus à avoir des nouvelles de leur famille, mais d'autres, moins chanceux, sont toujours en attente.

Mis à jour le 28 févr. 2010
LA PRESSE CANADIENNE

Dimanche, Germain Garcia a refoulé ses larmes en discutant du tremblement de terre au Chili qui a touché ses proches.

Ce Québécois d'origine chilienne se trouvait dans le sous-sol de l'église Notre-Dame-de-Guadalupe, à Montréal, entouré de familles faisant la queue pour des tamals et des empanadas et remerciant Dieu d'avoir épargné ses proches du tremblement de terre qui a frappé le Chili tôt samedi.

«Nous avons été inquiets jusqu'à hier (samedi) après-midi, lorsque nous avons eu des nouvelles d'eux», a-t-il expliqué, avec des cris d'enfants et des conversations en bruit de fond.

«Ils vont bien, mais leur maison a été gravement ébranlée, les fenêtres sont brisées et la salle de bain est détruite. Mais ce ne sont que des biens matériels.»

Au moins 700 personnes ont trouvé la mort dans le séisme, qui a atteint 8,8 sur l'échelle de Richter, et environ 500 maisons ont durement été touchées. Plusieurs localités du Chili ont été endommagées.

M. Garcia pense tout de même que la situation pourrait être plus grave: les personnes désormais sans-abri peuvent demeurer à l'extérieur, sous la chaleur estivale, et le séisme a frappé quand plusieurs routes et immeubles étaient déserts.

M. Garcia a dit que la prédication du père Fernando Ferrera, dimanche matin, l'avait réconforté.

«On ne sait jamais quand cela peut arriver à un proche», a-t-il fait valoir en essuyant les larmes qui coulaient sur ses joues. C'est de la chance. Mais les familles n'ont pas toutes été aussi chanceuses.»

Si plusieurs Chiliens établis au pays ont finalement eu des nouvelles de leur famille et amis après plusieurs heures d'insomnie, d'autres, comme Oscar Lavin, attendent toujours d'en avoir.

«Je suis sans nouvelles de ma famille depuis le tremblement de terre, a-t-il raconté. J'ai dix frères. J'ai appelé aujourd'hui (dimanche), et j'ai commencé à 7 h 00 ce matin. J'ai fait 70 appels téléphoniques.»

La famille de M. Lavin demeure dans la capitale du Chili, Santiago, située à environ 300 kilomètres de l'épicentre du séisme. Des autoroutes y ont néanmoins été détruites et des immeubles ont tremblé. L'aéroport international a même dû être fermé en raison des dommages.

Dimanche, Oscar Lavin se préparait à passer une journée de plus à attendre des nouvelles de ses proches.

«C'est un jour d'attente, a-t-il dit. L'unique chose que je peux faire, c'est de regarder les nouvelles à la télévision.»