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La Turquie ne participera pas aux combats contre l'EI

Le président américain a rencontré son homologue turc... (PHOTO LARRY DOWNING, ARCHIVES REUTERS)

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Le président américain a rencontré son homologue turc Recep Tayyip Erdogan pendant le sommet de l'OTAN pour parler de la contribution turque à cette coalition anti-EI.

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L'État islamique

International

L'État islamique

Après avoir fait d'importants gains en Syrie face aux troupes d'Assad, les djihadistes de l'EI ont pris l'Irak d'assaut s'emparant d'importants pans du pays, dont la deuxième ville, Mossoul. Une offensive visant à créer un État islamique en pays sunnite, à cheval sur l'Irak et la Syrie. »

Agence France-Presse
ANKARA

La Turquie ne prendra pas part aux opérations armées au sein de la coalition internationale menées par les États-Unis pour combattre les djihadistes en Irak et en Syrie voisines, a confirmé jeudi une source gouvernementale turque à l'AFP.

«La Turquie ne participera à aucune opération armée, mais se concentrera entièrement sur les opérations humanitaires», a précisé cette source sous couvert d'anonymat.

Ce responsable a cependant affirmé que la Turquie pourrait autoriser la coalition à utiliser sa base militaire d'Incirlik, dans le sud, pour des opérations purement logistiques.

Le secrétaire d'État américain John Kerry est en Arabie saoudite jeudi, après une visite la veille à Bagdad pour tenter de rallier dix pays arabes et la Turquie à la coalition contre les sunnites extrémistes de l'État islamique (EI) en renforçant notamment leur coopération militaire.

Le président américain Barack Obama s'est dit prêt mercredi à frapper l'EI en Syrie et à étendre les raids menés en Irak depuis un mois.

Ankara a été critiquée par ses alliés occidentaux pour avoir fourni aux militants radicaux, y compris ceux de l'EI, armes et équipements dans les villes proches de la frontière avec la Syrie. La Turquie, qui a toujours nié cette assistance, espérait ainsi accélérer la chute du régime du président syrien Bachar al-Assad.

Le président américain a rencontré son homologue turc Recep Tayyip Erdogan pendant le sommet de l'OTAN pour parler de la contribution turque à cette coalition anti-EI.

La Turquie est notamment préoccupée par le sort de ses 46 ressortissants retenus en otage depuis début juin par les djihadistes à Mossoul, en Irak.

«Nos mains sont liées à cause de nos citoyens retenus en Irak», a récemment admis le ministre turc de la Défense, Ismet Yilmaz.

Le chef de la diplomatie américaine doit s'entretenir vendredi de la coopération régionale contre les extrémistes avec les dirigeants turcs à Ankara, a par ailleurs affirmé le responsable turc.

Cette visite n'était pas encore confirmée de source américaine.

L'Iran doute du «sérieux et la sincérité» de la coalition

L'Iran a exprimé jeudi ses doutes sur le «sérieux et la sincérité» de la coalition internationale que les États-Unis souhaitent bâtir pour lutter contre l'EI.

«Il y a des incertitudes sur la soi-disant coalition internationale (contre l'État islamique) qui a été annoncée après le sommet de l'OTAN», a affirmé la porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Marzieh Afkham, citée par l'agence officielle Irna.

«On peut s'interroger sur son sérieux et sa sincérité pour s'attaquer aux vraies causes du terrorisme», a-t-elle ajouté, quelques heures après l'annonce du président américain Barack Obama de sa volonté de «détruire» le groupe djihadiste ultra-radical.

Elle a accusé, sans les nommer, certains pays de la coalition d'avoir «fourni un soutien financier» aux djihadistes en Irak et en Syrie, alors que «d'autres espèrent apporter des changements politiques en Irak et en Syrie pour leurs propres intérêts».

L'Iran accuse notamment les pays arabes du Golfe de financer les djihadistes. Les responsables iraniens ont répété à plusieurs reprises qu'ils fournissaient aides et conseils au gouvernement et aux Kurdes irakiens contre les djihadistes, comme ils le font auprès du régime syrien du président Bachar al-Assad.

L'Iran et les États-Unis ont aussi démenti tout projet de coopération dans la lutte contre l'EI.

Une «violation grossière» du droit international selon Moscou

Des frappes américaines contre l'État islamique en Syrie décidées sans l'aval de l'ONU constitueraient une «violation grossière» du droit international, a estimé jeudi le porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères.

«Le président américain a annoncé la possibilité de frappes sur les positions de l'État islamique en Syrie sans l'accord du gouvernement légal (le régime de Bachar al-Assad)», a déclaré Alexandre Loukachevitch. «Une telle initiative en absence de résolution du Conseil de sécurité de l'ONU constituerait un acte d'agression, une violation grossière du droit international», a ajouté M. Loukachevitch lors d'un point de presse hebdomadaire de la diplomatie russe.




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