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Irak: risque de «massacre» dans une ville assiégée par les djihadistes

Un combattant turcoman chiite à Amerli, le 4 août.... (PHOTO ALI AL-BAYATI, ARCHIVES AFP)

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Un combattant turcoman chiite à Amerli, le 4 août.

PHOTO ALI AL-BAYATI, ARCHIVES AFP

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L'État islamique

International

L'État islamique

Après avoir fait d'importants gains en Syrie face aux troupes d'Assad, les djihadistes de l'EI ont pris l'Irak d'assaut s'emparant d'importants pans du pays, dont la deuxième ville, Mossoul. Une offensive visant à créer un État islamique en pays sunnite, à cheval sur l'Irak et la Syrie. »

Agence France-Presse
BAGDAD

Les Nations unies ont mis en garde samedi contre le risque d'un «massacre» dans la ville turcomane d'Amerli (160 km au nord de Bagdad) assiégée par les djihadistes alors que le premier ministre irakien a réclamé de venir en aide à cette cité.

Le grand ayatollah Ali Al-Sistani, plus haute autorité religieuse chiite d'Irak, avait appelé la veille à porter assistance aux habitants d'Amerli, majoritairement des turcomans chiites, pris au piège par les djihadistes de l'État islamique (EI) depuis plus de deux mois.

«La situation des habitants d'Amerli est désespérée et nécessite une action immédiate pour empêcher un possible massacre», a déclaré dans un communiqué le représentant spécial de l'ONU à Bagdad, Nickolay Mladenov, appelant le gouvernement irakien à «faire tout ce qui en son pouvoir pour lever le siège et permettre aux habitants de recevoir une aide humanitaire vitale ou d'être évacués dans des conditions dignes».

«Les alliés de l'Irak et la communauté internationale doivent travailler de concert avec les autorités pour éviter une tragédie», a-t-il ajouté.

Le premier ministre irakien désigné, Haïdar al-Abadi, a également appelé à l'aide, réclamant «des soutiens militaire et logistique de toutes sortes».

Vendredi, M. Sistani avait attiré l'attention sur le sort de cette ville de 20 000 habitants, cernée par les combattants de l'EI depuis le début en juin de l'offensive fulgurante à la faveur de laquelle ces extrémistes se sont emparés de pans entiers du territoire dans le nord, l'ouest et l'Est irakien.

«Amerli vit sous un blocus étanche», a expliqué le responsable chiite dans un discours prononcé en son nom. Il y a une «sérieuse pénurie alimentaire» dans la ville - totalement encerclée depuis le 18 juin - qui est défendue par «des hommes héroïques qui disposent de peu d'armes et de munitions», a-t-il ajouté.

Il a aussi appelé à «briser le siège et sauver les habitants» d'Amerli.

Depuis des semaines, ces derniers réclament une intervention militaire affirmant que leurs ressources en nourriture, médicaments et eau ne cessent de diminuer.

Selon un colonel de l'armée, Moustafa al-Bayati, les forces de sécurité sont en train de prendre position dans des secteurs au sud et au nord de la ville, dans la perspective d'une contre-offensive.

Des raids aériens irakiens ont par ailleurs visé les insurgés dans ce secteur et des avions ont largué des colis de nourriture vendredi, a affirmé un responsable local, Adel Shakour al-Bayati.




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