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Washington «ouvert» à coopérer avec l'Iran

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Le secrétaire d'État américain John Kerry, à Washington, le 16 juin.

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Chaos en Irak

International

Chaos en Irak

Après avoir fait d'importants gains en Syrie face aux troupes d'Assad, les djihadistes de l'EIIL ont pris l'Irak d'assaut s'emparant d'importants pans du pays, dont la deuxième ville, Mossoul. Une offensive visant à créer un État islamique en pays sunnite, à cheval sur l'Irak et la Syrie. »

Agence France-Presse
WASHINGTON

Les États-Unis envisagent de discuter avec l'Iran de la réponse à l'avancée jihadiste en Irak mais excluent toute coopération militaire avec Téhéran, avec qui ils n'ont plus de relations diplomatiques depuis 34 ans.

«Je n'exclurais rien qui puisse être constructif», a affirmé le chef de la diplomatie américaine John Kerry dans un entretien lundi matin à Yahoo news, qui l'interrogeait sur une éventuelle coopération militaire avec l'Iran pour aider le gouvernement irakien à faire face aux troupes de l'EIIL (État islamique en Irak et au Levant).

«Voyons ce que l'Iran pourrait ou ne pourrait pas vouloir faire avant de commencer à se prononcer», a ajouté M. Kerry.

Washington et Téhéran sont tous deux alliés au régime irakien du Premier ministre (chiite) Nouri al-Maliki. Avec l'offensive des jihadistes sunnites de l'EIIL, ils se retrouvent de manière inattendue côte à côte face à un ennemi commun.

Les signes d'ouverture de M. Kerry ont toutefois ressemblé à un cafouillage de communication: le Pentagone s'est empressé de faire savoir qu'il n'était pas question de coopération militaire avec l'Iran.

«Il n'y a absolument aucune intention, aucun plan pour coordonner des actions militaires entre les États-Unis et l'Iran», a déclaré le porte-parole du Pentagone, le contre-amiral John Kirby.

Le contre-amiral Kirby s'est refusé à préciser si les positions du Pentagone et du département d'État étaient contradictoires, affirmant simplement avoir «vu les commentaires du secrétaire (d'État) Kerry».

«Il n'y a pas de plans pour avoir des consultations avec l'Iran sur des activités militaires en Irak», a-t-il réitéré, ajoutant que les seuls interlocuteurs de Washington sur ce plan étaient le gouvernement et les forces irakiennes.

Peu de temps après, la porte-parole du département d'État Jennifer Psaki a clarifié la position de son patron, affirmant que Washington était «ouvert à la discussion avec l'Iran à propos de la situation en Irak» hors du cadre militaire.

«Voyons ce que l'Iran pourrait ou ne pourrait pas vouloir faire avant de commencer à se prononcer.»

John Kerry
secréraire d'État américain

En Irak, «nous encouragerions l'Iran à pousser les Irakiens à agir pour régler les problèmes de manière non communautaire», c'est-à-dire en s'abstenant d'attiser les tensions entre chiites et sunnites, a-t-elle fait valoir.

Ces discussions entre Washington et Téhéran pourraient en fait avoir lieu en marge des négociations entre le groupe 5+1 et l'Iran sur le dossier nucléaire, qui doivent reprendre cette semaine à Vienne.

«Il est possible qu'en marge de ces discussions, il puisse y avoir des discussions sur la situation en Irak», a convenu le porte-parole du Pentagone, rappelant que de telles discussions américano-iraniennes sur des questions de sécurité avaient déjà eu lieu dans le passé, notamment à propos de l'Afghanistan.

Dès vendredi, dans une déclaration elliptique à Londres, M. Kerry avait ouvert la porte à des discussions américano-iraniennes à propos de l'Irak, «en marge» ou «en dehors» des tractations entre Téhéran et les grandes puissances sur le dossier nucléaire.

Ces discussions sur le nucléaire sont pilotées à Vienne par le premier adjoint de John Kerry, le sous-secrétaire d'État William Burns. M. Burns a mené des négociations secrètes en 2011 et 2012 à Oman entre les États-Unis et l'Iran, qui ont permis ensuite d'ouvrir celles entre Téhéran et le groupe «5+1» (États-Unis, Chine, Russie, France, Royaume-Uni, Allemagne).

Le président Obama avait indiqué vendredi qu'il étudiait «un éventail d'options pour soutenir les forces de sécurité irakiennes» sans donner d'indications sur d'éventuelles frappes aériennes, réclamées par nombre d'élus républicains.

Téhéran s'est de son côté dit prêt à aider Bagdad pour lutter contre l'offensive jihadiste, mais sans intervenir au sol, et a affirmé être «fortement hostile à une intervention militaire américaine en Irak».




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