Source ID:; App Source:

La parole une dernière fois à la défense au procès Pistorius

Oscar Pistorius est accusé du meurtre prémédité de... (Photo Themba Hadebe, archives AP)

Agrandir

Oscar Pistorius est accusé du meurtre prémédité de son ex-petite amie, Reeva Steenkamp, un mannequin de 29 ans.

Photo Themba Hadebe, archives AP

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

Dossiers >

L'affaire Pistorius
L'affaire Pistorius

Accusé du meurtre prémédité de sa petite amie Reeva Steenkamp lors de la nuit de la Saint-Valentin 2013, Oscar «Blade Runner» Pistorius, champion paralympique sud-africain, soutient qu'il a tué sa copine accidentellement, croyant tirer sur un cambrioleur réfugié dans la salle de bain. »

Sur le même thème

Agence France-Presse
PRETORIA

L'avocat Barry Roux va tout faire ce vendredi pour retourner la tendance en faveur d'Oscar Pistorius devant le tribunal de Pretoria, au lendemain d'une brillante plaidoirie du procureur qui a requis jeudi une «condamnation pour meurtre» contre l'ancien champion paralympique sud-africain.

Pour la défense du sportif, c'est par un regrettable concours de circonstances qu'il a abattu son amie Reeva Steenkamp, un mannequin de 29 ans, en tirant quatre balles à travers la porte des toilettes où elle se trouvait, à 3 h 17 du matin, le 14 février 2013, jour de la Saint-Valentin.

Oscar Pistorius dit avoir entendu du bruit dans la salle de bain, saisi son arme en disant à Reeva d'appeler la police (sans obtenir de réponse). Il affirme y être allé prudemment sur ses moignons, avoir entendu du bruit dans les toilettes, pensé que quelqu'un allait sortir pour l'attaquer, crié à Reeva d'appeler à l'aide (sans obtenir de réponse) et avoir tiré.

Une expertise a retenu qu'il était responsable de ses actes et n'était pas hyperanxieux, mais Me Roux estime que l'athlète, amputé des deux jambes en dessous du genou, est rendu hypersensible par son handicap.

Le procureur Gerrie Nel estime au contraire qu'Oscar Pistorius, 27 ans, a tué son amie délibérément au cours d'une dispute. Si elle était enfermée dans les toilettes, c'est selon lui qu'elle fuyait sa colère.

Il «ne peut pas échapper à une condamnation pour meurtre», a insisté M. Nel, qui estime même que Pistorius est coupable de meurtre, puisqu'il a eu le temps de préparer son geste.

«L'accusé a pris son pistolet, l'a armé, a marché vers la salle de bain, a tiré et tué la victime. Il a eu beaucoup de temps pour réfléchir», a déclaré le procureur au terme de presque cinq heures d'un réquisitoire sans pitié.

«Je ne sais pas quand il a pris son arme, mais il a pris sa décision. Ça, Madame, c'est de la planification», a-t-il insisté, s'adressant à la juge Thokozile Masipa.

Oscar Pistorius risque une peine incompressible de 25 ans de prison s'il est reconnu coupable de meurtre.

Quand bien même la juge croirait à la thèse du cambrioleur caché dans les toilettes, Pistorius devrait selon M. Nel être condamné pour meurtre, car il a tiré sur un être humain sans être directement menacé.

Le procureur a même envisagé le cas - très peu probable selon lui -, dans lequel la cour accepterait l'une des versions de Pistorius, le tir incontrôlé et involontaire sous l'effet de la panique. Même dans ce cas, souligne-t-il, «l'accusé ne peut pas échapper à une condamnation pour homicide involontaire», qui devrait l'envoyer en prison.

Toute la journée de jeudi, Gerrie Nel s'est efforcé de démontrer que la version de l'accusé était pleine de contradictions et avait en fin de compte été «fabriquée» pour cacher la vérité.

Reprenant l'ensemble des témoignages, y compris celui de Pistorius, le procureur a dessiné à l'audience ce qu'il a appelé «une mosaïque de faits» concordants, tentant de démontrer que chaque mensonge de Pistorius avait «un effet domino», et l'avait obligé à reconstruire sa version au fur et à mesure pour rester cohérent.

Menaçant la juge Masipa d'un début d'audience à 9 h au lieu de 9 h 30 vendredi, l'avocat Barry Roux a réussi à prendre la parole après le procureur, pour amorcer sa contre-offensive. Dénonçant des erreurs factuelles de son adversaire, il a promis du concret pour sa plaidoirie vendredi.

La juge Thokozile Masipa rendra son verdict à une date ultérieure, mettant fin à un long feuilleton télévisé qui passionne - et divise - les Sud-Africains depuis le 3 mars.




la boite: 1600127:box; tpl: 300_B73_videos_playlist.tpl:file;

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

Autres contenus populaires

La liste:-1:liste; la boite:219:box; tpl:html.tpl:file
image title
Fermer