Source ID:; App Source:

Le premier ministre égyptien reconduit

Ibrahim Mahlab a indiqué que M. Sissi l'avait chargé... (PHOTO ARCHIVES REUTERS/STRINGER)

Agrandir

Ibrahim Mahlab a indiqué que M. Sissi l'avait chargé de former le nouveau gouvernement, mais que les consultations n'avaient pas encore démarré, a rapporté l'agence officielle Mena.

PHOTO ARCHIVES REUTERS/STRINGER

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

Dossiers >

Égypte
Égypte

Notre dossier sur le soulèvement populaire qui secoue l'Égypte. »

Agence France-Presse
LE CAIRE

Le nouveau président égyptien Abdel Fattah al-Sissi a reconduit le premier ministre Ibrahim Mahlab dans ses fonctions, le chargeant de former un nouveau gouvernement quelques heures après la démission de son précédent cabinet.

L'ancien chef de l'armée a prêté serment dimanche, onze mois après avoir destitué début juillet 2013 le président islamiste Mohamed Morsi, dont des millions de manifestants avaient réclamé le départ. Premier président élu démocratiquement, un an auparavant, il était vite devenu impopulaire.

Ibrahim Mahlab a indiqué que M. Sissi l'avait chargé de former le nouveau gouvernement, mais que les consultations n'avaient pas encore démarré, a rapporté l'agence officielle Mena.

Le précédent gouvernement, installé par M. Sissi qui dirigeait de facto le pays depuis la destitution de M. Morsi, a démissionné pour permettre au président de «choisir (une équipe) à même de servir la nation», avait indiqué quelques heures plus tôt M. Mahlab dans un communiqué.

«Je vous assure que j'ai déployé ainsi que les ministres (...) tous les efforts pour accomplir notre tâche dans des circonstances très difficiles», avait-il ajouté.

Le gouvernement intérimaire mis en place par M. Sissi après la destitution de M. Morsi a mené une sanglante répression contre ses partisans, notamment sa confrérie des Frères musulmans.

Quelques heures après sa prestation de serment, le nouveau président égyptien a promis de poursuivre cette lutte, affirmant qu'il combattrait «sans répit» ceux qui commettent des violences.

Une mise en garde visant clairement les Frères musulmans dont tous les leaders, à l'instar de M. Morsi, sont emprisonnés et jugés pour «violences» dans des procès où ils encourent la peine de mort. La confrérie a été interdite et décrétée «organisation terroriste» en décembre.

«Je le dis de manière très claire : il n'y aura pas de laxisme, pas de répit contre ceux qui ont recours à la violence, qui ont du sang sur les mains», a-t-il prévenu.

En onze mois, plus de 1400 manifestants pro-Morsi ont été tués, plus de 15 000 Frères musulmans emprisonnés et des centaines ont été condamnés à mort en quelques minutes dans des procès de masse.

Lundi, un tribunal du Caire a condamné 112 partisans de M. Morsi à un an de prison pour avoir participé à des manifestations non autorisées, bloqué des rues et attaqué des policiers le 25 janvier, lors de célébrations marquant le 3e anniversaire de la révolution de 2011.

M. Sissi est le deuxième président d'Égypte depuis qu'Hosni Moubarak a été chassé du pouvoir en 2011. Trois années de chaos politique et économique ont suivi le départ de M. Moubarak.




la boite: 1600127:box; tpl: 300_B73_videos_playlist.tpl:file;

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

Autres contenus populaires

La liste:-1:liste; la boite:219:box; tpl:html.tpl:file
image title
Fermer