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Deux journalistes français portés disparus en Syrie

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Vue d'Alep depuis la citadelle du XIIIe siècle surplombant la deuxième ville de Syrie.

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Les manifestations pour un changement de régime en Syrie donnent lieu à de violentes répressions. Lisez notre dossier sur le sujet. »

Martine NOUAILLE
Agence France-Presse
Paris

Deux journalistes français travaillant pour la radio Europe 1 sont portés disparus en Syrie depuis jeudi et le président François Hollande a appelé vendredi, depuis Tokyo où il se trouve en visite d'État, à leur libération immédiate.

Leur disparition, survenue alors qu'ils faisaient route vers Alep, dans le nord du pays, a été officialisée par M. Hollande lors d'une conférence de presse conjointe avec le premier ministre japonais Shinzo Abe.

«Je demande que ces journalistes soient immédiatement libérés», a déclaré M. Hollande. Ces journalistes «ne sont pas les représentants de quelque État que ce soit, ce sont des hommes qui travaillent pour que le monde puisse recevoir des informations», a-t-il fait valoir.

La disparition des deux journalistes a été rapidement confirmée par Europe 1. La radio a indiqué vendredi matin être sans nouvelles depuis 24 heures des deux reporters alors qu'ils faisaient route vers Alep.

L'armée syrienne a lancé depuis quelques jours une offensive dans le nord du pays, où la quasi-totalité de la campagne autour d'Alep est aux mains de la rébellion.

«Il s'agit de Didier François, grand reporter au sein de la rédaction, habitué des zones sensibles, et d'Édouard Elias, photographe, missionné par la radio», a précisé la radio dans un communiqué, ajoutant qu'elle était en contact permanent avec les autorités françaises qui mettent tout en oeuvre pour obtenir plus d'informations.

La France n'a plus de représentation diplomatique en Syrie.

François Hollande a souligné que les deux hommes devaient être «traités comme des journalistes et en aucune façon comme des éléments sur lesquels (on ferait) peser une menace pour agir au détriment d'un État». «La presse doit pouvoir circuler en Syrie pour donner les informations qui sont attendues dans le monde entier» sur ce qui s'y passe, a insisté le président français.

«Il s'agit de Didier François, grand reporter au... (PHOTO CHRIS HUBY, ARCHIVES AP) - image 2.0

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«Il s'agit de Didier François, grand reporter au sein de la rédaction, habitué des zones sensibles, et d'Édouard Elias (notre photo), photographe, missionné par la radio», a précisé Europe 1 dans un communiqué.

PHOTO CHRIS HUBY, ARCHIVES AP

Plusieurs journalistes étrangers disparus

Parmi les autres journalistes étrangers actuellement portés disparus en Syrie figure l'Américain James Foley, 39 ans, un reporter de guerre expérimenté enlevé fin novembre dans le nord du pays. James Foley avait fourni des reportages vidéo sur la guerre en Syrie à l'AFP.

Sa famille avait demandé le silence pendant plusieurs semaines dans l'espoir de faciliter sa libération, avant de révéler l'enlèvement début janvier.

Le président syrien Bachar al-Assad a affirmé dans une interview à la mi-mai à des médias argentins n'avoir «aucune information» sur le sort de James Foley.

Un autre journaliste, l'Italien Domenico Quirico, du quotidien La Stampa, a disparu le 9 avril, mais il «est vivant et en Syrie», a annoncé mercredi le directeur de son journal dans un message sur Twitter.

La Syrie est en proie à un conflit, déclenché en mars 2011 par une révolte pacifique qui s'est transformée en un conflit armé face à la répression menée par le régime de Bachar al-Assad. Le conflit a fait plus de 94 000 morts, selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH).

Dans un rapport intitulé Tirer sur le messager: les journalistes sont visés par toutes les parties en Syrie, publié début mai, l'organisation Amnistie Internationale notait que «les abus commis tant par les autorités syriennes que par les groupes armés d'opposition, font de la Syrie un pays très dangereux pour les journalistes qui y travaillent».

Quelque 24 journalistes ont trouvé la mort depuis le début de la révolte contre le régime en Syrie le 15 mars 2011, selon un décompte établi par l'AFP et Reporters sans frontières (RSF). La grande majorité est syrienne. On compte aussi quatre Français, une Américaine, une Japonaise, un Irakien.

On dénombre également au moins une cinquantaine de morts parmi les centaines de «citoyens journalistes» qui, face aux restrictions imposées par le régime à la presse professionnelle, se sont armés de caméras pour témoigner de la situation dans leur pays.




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