Les premiers ministres de l'Ontario et du Québec croient qu'il est possible d'accélérer l'accueil de réfugiés syriens tout en garantissant la sécurité nationale.

Publié le 11 sept. 2015
Alexandre Robillard LA PRESSE CANADIENNE

Kathleen Wynne a affirmé vendredi que ces deux considérations ne sont pas contradictoires, malgré les préoccupations à ce sujet exprimées par le chef conservateur Stephen Harper.

Mme Wynne a estimé qu'il est possible de s'assurer que les réfugiés accueillis au Canada fournissent les papiers d'identité requis par les contrôles de sécurité tout en accélérant les procédures.

Philippe Couillard a insisté sur l'importance de garder «les bras ouverts» en assurant les contrôles de sécurité.

Les conseils des ministres québécois et ontarien sont réunis à Québec, vendredi, dans le cadre d'une nouvelle série de rencontres conjointes.

Avant le début de la rencontre, les deux premiers ministres ont noté que le Québec, contrairement à l'Ontario, dispose de pouvoirs supplémentaires en immigration.

Ottawa conserve toutefois la responsabilité d'accepter ou non les demandes de statut de réfugiés.

En début de semaine, le gouvernement québécois a annoncé son intention d'accueillir au total 3650 réfugiés d'ici la fin de l'année, soit 2450 de plus que son objectif initial, ce qui nécessite une entente avec Ottawa.