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Berlusconi triomphe malgré ses déclarations

Berlusconi lors des funérailles des vicitmes de L'Aquila.... (Photo AP)

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Berlusconi lors des funérailles des vicitmes de L'Aquila.

Photo AP

Mali Ilse Paquin
La Presse

(Londres) Barack Obama? Il est «jeune, beau et bronzé». Le problème des viols en Italie? Difficile à gérer parce qu'il y a «tellement de belles filles italiennes». Dans la catégorie «humour douteux», aucun chef d'État ne fait mieux que Silvio Berlusconi.

Le premier ministre italien collectionne aussi les faux pas protocolaires. Samedi dernier, il a laissé en plan la chancelière allemande Angela Merkel au sommet de l'OTAN pendant de longues minutes. Au lieu d'aller à sa rencontre sur le tapis rouge, il s'est éloigné, son téléphone portable collé à l'oreille, retardant ainsi l'ouverture de la réunion.

La semaine dernière, Silvio Berlusconi a hérité d'une des plus grosses crises de sa carrière politique avec le tremblement de terre à L'Aquila qui a fait près de 300 morts.

Le Cavaliere s'est rendu chaque jour dans la région sinistrée, à 100 km de Rome. Quand il n'inspectait pas la zone à bord d'un hélicoptère, il prenait des bains de foule dans les camps des sans-abri.

Fidèle à lui-même, il a fait quelques déclarations ambiguës. Mardi, il a invité les sinistrés à se rendre sur la côte pour Pâques, dans les hôtels.

Le lendemain, il a déclaré à une télévision allemande: «Les sans-abri ont tout ce dont ils ont besoin, des médicaments et des repas chauds. Pour la nuit, ils ont des abris temporaires... c'est un peu comme être au camping pendant un week-end.» Une remarque qui a paru insensible venant du troisième homme le plus riche au pays.

La Presse a pu observer sur le terrain les conditions précaires des réfugiés mardi et mercredi. Ils devaient se contenter de civières et de couvertures pour tout confort. Ils étaient une dizaine par tente. Et ils mouraient tous d'envie d'une douche chaude.

La majorité devra attendre des mois avant de regagner leur résidence ou de se trouver un nouveau foyer.

Certains réfugiés rencontrés rageaient contre Berlusconi. «Le gouvernement italien, c'est de la merde !» s'est exclamé Bruna Fanella, 57 ans.

Bref, il n'y avait pas de feux de joie au «camping».

Pourtant, il semble que la cote de popularité de Silvio Berlusconi, qui oscille autour de 60 %, pourrait enfler après cette semaine. Il faut dire que le magnat à la tête d'un empire médiatique connaît le pouvoir de l'image.

Vêtu de noir, le premier ministre multipliait les conférences de presse où il mettait à jour lui-même l'état de la situation, chiffres à l'appui. Il n'a pas hésité à faire de grandes promesses. Il a entre autres promis une «nouvelle L'Aquila» en 26 mois.

Une photo de lui, réconfortant une dame âgée en pleurs, a aussi fait le tour du monde mercredi.

Tana de Zulueta explique dans The Guardian que seul un quotidien italien a osé rapporter son commentaire sur le «week-end de camping». La raison? «La moitié des journalistes au pays travaillent pour lui et l'autre moitié savent qu'ils pourraient être les prochains», écrit la journaliste romaine.




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