(Mexico) Le président du Mexique Andres Manuel Lopez Obrador a demandé aux secours d’en faire « plus » pour sauver les dix mineurs coincés sous terre depuis mercredi dans le nord-est du Mexique à la suite de l’effondrement et de l’inondation de trois puits de charbon.

Mis à jour le 7 août
Agence France-Presse

« Nous devons continuer de travailler pour sauver les mineurs. Nous devons continuer de faire ce que nous sommes en train de faire et plus encore », a déclaré le président lors d’une visite sur les lieux de l’accident dans l’État du Coahuila.

« Je souhaite que cela soit le plus tôt possible », a-t-il ajouté devant les journalistes.

« Je vais voir comment se passe le sauvetage. Je vais me rendre compte de la situation », avait déclaré le président en annonçant sa visite à Agujita dans la localité de Las Sabinas.

Près de 400 secouristes sont mobilisés pour tenter de sauver les dix mineurs coincés par 60 mètres de profondeur, dont la moitié a été inondée.

Le président avait parlé samedi d’un jour « décisif » pour les opérations de sauvetage : « On saura s’il y a la possibilité que les plongeurs puissent entrer (dans la mine) sans risque ».

Les plongeurs n’ont cependant pas pu entrer samedi, car le niveau de l’eau (34 mètres d’inondation) n’avait baissé que de 9,5 mètres.

Les plongeurs « ont dit qu’ils ne savaient pas quand » ils pourraient descendre, a indiqué à l’AFP sur place Alicia Huerta, belle-sœur d’un des dix mineurs sous terre.

Les secours utilisent une vingtaine de pompes. Des experts redoutent cependant de nouvelles infiltrations en provenance d’une mine voisine.

Incidents récurrents

Samedi soir, des proches ont participé à une messe près du camp improvisé où ils se sont réunis depuis mercredi, à l’écart de la zone des secours bouclée par les autorités.

Producteur unique du charbon mexicain, l’État du Coahuila a l’habitude des tragédies minières. En juin 2021, sept ouvriers sont morts après un effondrement souterrain.

Le 19 février 2006, 65 mineurs sont morts dans l’explosion d’une poche de gaz sous terre à Pasta de Conchos, une mine contrôlée par le conglomérat Grupo México.

Seize ans plus tard, 63 des 65 corps gisent toujours au fond de la mine.

Cela fait 16 ans que les familles « exigent des mesures » contre les accidents « et leurs appels n’ont pas été entendus », a déploré la Compagnie de Jésus, qui affirme que les jésuites accompagnent les proches dans leur demande de justice devant les instances internationales.

En octobre 2010 au Chili, 33 ouvriers avaient pu sortir d’une mine de cuivre, profonde de presque 700 mètres, du désert d’Atacama après 69 jours sous terre et un éboulement.