(Buenos Aires) Un membre du parlement provincial de Corrientes, dans le nord-est de l’Argentine, a été blessé par balles à l’abdomen jeudi lors d’une assemblée électorale avant le scrutin prévu dimanche.

Agence France-Presse

L’auteur du coup de feu n’a pas été arrêté.

« La violence politique est inacceptable dans un État de droit. Le gouvernement provincial doit rapidement clarifier les faits et punir les responsables », a tweeté vendredi le président argentin de centre gauche Alberto Fernandez.

Miguel Arias, vétérinaire et père de cinq enfants, a été touché alors qu’il se trouvait sur scène avec d’autres dirigeants lors d’un rassemblement électoral auquel assistaient une cinquantaine de personnes à Tapebicua, une ville de 4000 habitants, à une cinquantaine de km de la frontière avec le Brésil.

Transporté à l’hôpital il a été opéré et se trouvait vendredi dans un état stable selon des sources médicales.

Les électeurs de deux des 23 provinces d’Argentine sont appelés aux urnes dimanche. À Corrientes, les membres du parlement et le gouverneur de la province doivent être renouvelés de même que les maires de 57 municipalités.

Miguel Arias est membre du Frente de Todos, la coalition de centre gauche du président Fernandez, qui est dans l’opposition à Corrientes où gouverne une alliance de partis de centre droit de l’ex-président Mauricio Macri (2015-2019).

Le gouverneur de Corrientes Gustavo Valdés, favori des sondages pour sa réélection, a condamné l’attaque sur Twitter : « Dans une société démocratique, la violence n’est jamais une option », a-t-il écrit.

L’Argentine organise le 14 novembre des élections législatives de mi-mandat, cruciales pour le gouvernement d’Alberto Fernandez, lors desquelles la moitié de la Chambre des députés et un tiers du Sénat seront renouvelés.