(Buenos Aires) L’arrivée en Argentine de nouvelles doses du vaccin russe Spoutnik V depuis la Russie, initialement prévue cette semaine, a été reportée sine die, a indiqué mardi une source gouvernementale à l’AFP.

Agence France-Presse

Un troisième vol pour embarquer des doses du vaccin élaboré par le laboratoire russe Gamaleya, initialement prévu cette semaine, n’a « pas encore » été reprogrammé, a indiqué un porte-parole, interrogé sur le sujet, sous couvert d’anonymat.

Le vol de la compagnie argentine Aerolineas Argentinas qui devait se rendre en Russie dimanche « sera reprogrammé le plus tôt possible une fois que nous avons la confirmation de la part de tous les acteurs qui participent à la chaîne logistique pour l’envoi des vaccins », avait précédemment indiqué sur Twitter le président de la compagnie, Pablo Ceriano.

La compagnie a déjà assuré deux vols entre l’Argentine et la Russie pour le transport de ce vaccin que le pays sud-américain a commencé à administrer le 29 décembre dans le cadre de sa campagne de vaccination massive.

600 000 doses sur les 19,4 millions commandées

Le pays a d’ores et déjà débuté l’administration de la seconde dose pour le personnel médical et la première pour les personnes âgées de plus de 60 ans.

Pour l’heure, le pays sud-américain a reçu 600 000 doses des 19,4 millions que la Russie s’est engagée à fournir d’ici fin février.

Le ministère de la Santé n’a pas communiqué sur les raisons du retard.

L’Argentine, qui compte 44 millions d’habitants, a enregistré plus de 1,8 million de cas déclarés de COVID-19, dont 47 000 mortels.

Le vaccin russe contre le coronavirus avait été accueilli avec scepticisme dans le monde lors d’une annonce jugée prématurée, dès août, avant même le début des essais cliniques de masse (phase 3) et la publication de résultats scientifiques.

Il a depuis été homologué dans plusieurs pays, dont les Émirats, la Hongrie, le Mexique, les territoires palestiniens, en Serbie et en Biélorussie, entre autres.

L’Argentine a également conclu un accord pour l’achat du vaccin anglo-suédois Oxford/AstraZeneca et participe au dispositif COVAX de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS).

Des négociations sont en cours pour l’achat du vaccin germano-américain Pfizer-BioNTech.