(Buenos Aires) L’Argentine a décrété jeudi le confinement de sa population, soit quelque 44 millions de personnes, jusqu’à la fin du mois, et Rio de Janeiro au Brésil va fermer ses plages et restaurants, pour tenter d’enrayer l’épidémie de coronavirus.  

Agence France-Presse

L’Argentine est le deuxième pays d’Amérique latine, après le Venezuela, à décider de mesures aussi drastiques, similaires à celles prises en Chine et dans plusieurs pays européens, dont l’Italie, l’Espagne et la France.

Le président argentin Alberto Fernandez a décrété jeudi le confinement « préventif et obligatoire » de tous les habitants, à compter de vendredi et jusqu’au 31 mars, pour des raisons de santé publique.

« Il est temps de comprendre que nous sommes en train de prendre soin de la santé des Argentins », a déclaré dans une allocution jeudi M. Fernandez. L’Argentine compte 128 cas de coronavirus et trois morts.

L’État de Rio de Janeiro (Brésil) a annoncé jeudi de son côté qu’il allait fermer à partir de samedi et pour au moins deux semaines ses plages, ses bars et restaurants, face à l’épidémie de coronavirus.

PHOTO PILAR OLIVARES, REUTERS

Une plage de Rio de Janeiro fermée en raison de la pandémie.

Le décret publié par le gouverneur Wilson Witzel prévoit par ailleurs la suspension les liaisons terrestres, maritimes et aériennes avec tout autre État brésilien ayant au moins un cas de coronavirus confirmé, mais la mesure doit être validée par les autorités fédérales.

Le Venezuela avait déjà annoncé lundi la mise en « quarantaine totale » du pays, effective depuis mardi.

En Colombie, les habitants de la capitale Bogota s’apprêtaient vendredi à jouer les cobayes dans le cadre d’un exercice grandeur nature d’isolement à domicile prévu jusqu’à lundi. Le but est de préparer la population à une éventuelle mise en quarantaine.

Toujours en Amérique du Sud, la Bolivie et le Pérou appliquent un couvre-feu. Ce dernier pays a enregistré un premier décès jeudi.

Le Chili, qui avait déclaré mercredi « l’état d’exception constitutionnel pour catastrophe », a entériné jeudi de reporter au 25 octobre un référendum prévu en avril.

Le Panama, en Amérique centrale, a annoncé jeudi la suspension pendant un mois de tous les vols internationaux, à compter de lundi.