(Rio de Janeiro) Les équipes de secours espèrent toujours retrouver des survivants dans les décombres de deux immeubles qui se sont effondrés vendredi à Rio de Janeiro, alors que le bilan des victimes de la catastrophe s’élève à huit morts et dix-huit personnes manquent encore à l’appel.

Associated Press

Les deux immeubles de quatre étages devaient être démolis lorsque la tragédie est survenue dans le quartier de Itanhanga situé à flanc de colline. Le secteur a été récemment frappé par des pluies torrentielles et des inondations soudaines.

Des membres de la défense civile, des pompiers, des chiens entraînés et des drones ont poursuivi la recherche de survivants.

Luciano Sarmento, du Service des incendies de Rio, a déclaré qu’il avait encore l’espoir de retrouver des survivants en raison des « poches d’air qui pourraient s’être formées pour leur permettre de respirer. »

Des résidants des immeubles avoisinants ont été évacués, car les autorités d’autres effondrements. Ils ont pu revenir chez elles pendant quelques minutes pour récupérer des effets personnels.

Selon le maire de Rio, Marcelo Crivella, le secteur était contrôlé par des milices souvent formées d’anciens pompiers, policiers ou soldats, qui fournissent divers services contre de l’argent.

Au début de leur existence, il y a plusieurs décennies, ces milices étaient considérées comme des défendeurs du peuple, apportant un sentiment de sécurité là où l’État ne pouvait pas le faire. Aujourd’hui, ce sont des bandes criminelles représentant l’une des plus grandes menaces à la population de Rio.